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Exposition de tapisseries à Jaffa

Car l’amour – ( sans enflure

superflue ) – est couture

Marina Tsvétaïéva

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150 adultes en situation de handicap vivent et travaillent à Kishorit. www.kishorit.org

Kishorit est basé sur un concept simple: chacun d’entre nous, peu importent ses limitations, a le droit de vivre sa vie. Kishorit met donc à la disposition de ses membres tout le support médical et psychologique dont ils ont besoin, tout en leur permettant d’être le plus indépendants possibles. Kishorit fonctionne comme un kibboutz.

Yaël Shilo, présidente du Conseil d’administration de Kishorit, est une artiste. Elle a accompagné le travail des 21 membres qui exposent leurs oeuvres.

A l’entrée de l’exposition, on peut voir un film où les artistes expliquent comment ils ont travaillé, ce qu’ils ont voulu exprimer, avec une grande sincérité et une rare poésie.

J’ai été très heureuse de retrouver le travail de Dan qui a grandi à Anvers et qui est l’un des premiers habitants de Kishorit.

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Je suis sortie de l’exposition, portée par un vent d’optimisme car les tapisseries des habitants de Kishorit montrent que, si on veut bien s’en donner les moyens, chacun peut avoir la liberté de créer.

Les tapisseries seront mises en vente au profit de Kishorit.

Hangar 2,  האנגר 2, נמל יפו dans le port de Yaffo du 4 mars au 4 avril

Le mercredi et le jeudi de 12h à 19h.

Le vendredi de 10h à 14h et le samedi de 19h00.


Haya Ester, des poèmes et des tableaux

Dans le cadre de ma rubrique Poème en partage, voici un poème de la poétesse israélienne Haya Ester. Elle a publié un recueil de poèmes traduits en français Dans le secret des odeurs aux éditions Caractères en 2002 et des nouvelles Le Bain rituel où elle dépeint son expérience de femmes dans le milieu ultra-orthodoxe de son enfance à Jérusalem chez le même éditeur en 2007.
Professeur de Bible, peintre et poète, Haya Ester a une énergie débordante. Généreuse dans les mots et les couleurs,
elle joue en virtuose avec les techniques de la gravure, eau-forte, aquatinte, gravure au sucre, pointe sèche…
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Le jour du vent noir j’ai vu Satan
gueule ouverte rêve rouge
déverser ma crinière
embrasser mes pommes
libérer un sac d’âmes
Sambatyon le fleuve
se prosterne devant le sang le noir la tanière les passions de Samaël élixir de vie
flambeau cavernes de désir
fleur d’apocalypse auréole noire
il galope au chant des oiseaux
je suis au pays des plantes ensorcelées des troncs dorés tropicaux
mes veines bleues transparentes dans les fouilles
je sors tout droit du four
subitement une tulipe noire se pare de pourpre manteau satanique
vive le feu rouge terrifiant il brûle sa gueule rêve rouge mon corps était sans peau
c’est la voie du sang qui vogue illuminé vers sa victoire
louez la couleur rouge le sang le feu ensorcelé les lionnes de feu galopantes le  bouillonnement rouge pourpre
de mes yeux coule la joie fournaise de beauté il agite un manteau de vérité.
Les perles de mes veines se répandent parmi les tulipes  nuit noire
je me suis envolée dans la Merkaba mugissante
et le feu coule sous ma peau
et lui c’est moi
son envol écrase et sa force est douceur pleine de sève
et il m’enveloppe dans les profondeurs d’une vie.
Poème traduit de l’hébreu au français par Esther Orner, publié dans la revue Poésie&Art numéro 10
הזמנה לתערוכת תחריטים של חיה אסתר בגלריה גרשטיין לערב שירה  בגלריה
Haya Ester expose jusqu’au 26 février à la Galerie David Gerstein à Tel Aviv, 99 rue Ben Yehuda (entrée sur le côté)
Une soirée poétique en hébreu aura lieu le mercredi 17 février à 19 heures.

Lunettes et Israéliens, le projet Markivim

Ce billet est une traduction de Project Markivim posté sur le blog http://ohsoarty.com

Dafna Talmon est derrière le projet « Markivim »,Talmon prend des photos d’israéliens portant tous les mêmes lunettes vintage. En un an et demi, elle a photographié plus de 600 personnes, membres de sa famille, célébrités, bébé et animaux de compagnie. Elle prépare une exposition pour soutenir une organisation caritative « Unite For Sight’ ».

Un sympathique projet artistique pour une bonne cause!

Pour voir les photos et en savoir plus sur le projet: http://markivim.com/

Regardez ce clip, un montage des photos du projet sur la musique de la chanson culte sur Tel Aviv , J’ai de la sympathie, יש לי סימפטיה

écrite par le poète israélien Meïr Wieseltier et mise en musique par Shlomo Gronichavec la phrase célèbre

J’ai de la sympathie pour l’art conceptuel de Tel Aviv

Si vous pensez que vous pouvez aider dans la promotion ou l’organisation du projet, contactez dafna@markivim.com
Je termine sur un clin d’oeil (parce que je connais le problème de près)
Le problème quand on a perdu ses lunettes c’est que l’on est obligé de les retrouver pour pouvoir les chercher. Gustave Parking
Depuis le 9 septembre 2009, un nouveau modèle spécialement réussi!!!!


Le pavillon israélien à la 53ième Biennale de Venise

Ce billet est une traduction partielle de   The Israeli Pavilion at the 53rd Venice Biennale publié sur OHSOARTY

La 53Ième Biennale de Venise a ouvert hier!

Cette année, le Pavillon israélien est dédié à Raffi Lavie, un artiste qui a disparu il  y a deux ans.

La curatrice du pavillon est Doreet LeVitte Harten et Raffi Lavie est représenté par la  Givon Art Gallery.

2005, acrylique et crayon, courtesy Givon Art Gallery, Tel Aviv.

*Le catalogue
* A propos de l’artiste (en anglais)

La 53 ième Biennale de Venise, jusqu’au 22 Novembre 2009

Si vous avez l’occasion d’y être, laissez-moi vos impressions. Pour ma part, j’espère faire Kef Venise en septembre!

Michèle Belin-Benhamou ou l’élévation par la laque

Read in English at ohsoarty.com

C’est une exposition dans une cage d’escaliers à Tel Aviv.

Cela à priori peut paraître incongru mais cela ne l’est pas.

En montant peu à peu chaque marche, on découvre le talent de Michèle Belin-Benhamou qui s’exprime tant dans les laques que dans les costumes de théâtre.

Elle a débuté par la laque apprise à Paris. Elle a été fascinée par un art qui demande de la patience, de la ténacité et  de la  solitude.

Esther

Puis, elle est passée aux costumes de théâtre, à Paris et ensuite en Israël. Elle considère cet art-là comme étant le contraire de la laque en somme puisqu’il exige de la rapidité, du répondant et un travail d’équipe.

En fin de compte, elle est revenue à la laque, au laque. (J’apprends grâce à Michèle que la laque est au féminin quand elle est matière brute et passe au masculin quand il est matière travaillée ou objet.) Tant et si bien qu’elle a été primée au Japon. Elle apprécie cette technique élaborée qui va au-delà des contraintes du temps.

C’est ce parcours qu’on découvre au fur et à mesure de la montée des escaliers.

Finalement, on débouche sur la terrasse de l’Institut français avec sa vue sur les toits rouges de Neve Tsedek et sur la Méditerranée.

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Michèle Belin-Benhamou Du théâtre à la laque

Exposition jusqu’au 27 avril 2009

Institut Français, Rothschild 7, Tel Aviv

Plus d’infos 03-796.80.00