Le Premier congrès sioniste a eu lieu à Bâle en 1897. 17 femmes étaient présentes mais elles ne purent voter. Au Deuxième congrès sioniste, tenu lui-aussi à Bâle, les femmes obtinrent le droit de vote. Les femmes sionistes furent donc parmi les premières à pouvoir voter. Pour rappel, les femmes suisses ont acquis le droit de vote aux élections fédérales seulement en 1971.
Dès la création de l’Etat d’Israël, en 1948, les femmes israéliennes, conformément à la Déclaration d’Indépendance, acquirent le droit de vote. Elles furent cependant seulement deux femmes parmi les 37 signataires de la déclaration d’Indépendance:
Golda Meïr qui deviendra la troisième femme au monde à accéder à un poste de Premier ministre,
et Rachel Cohen-Kagan, une militante de la WIZO.
En 2006, Dalia Itsik fut élue Présidente de la Knesset, fonction qu’elle occupa jusqu’aux élections de 2009. Depuis 2006, la Présidente de la Cour suprême d’Israël est une femme Dorit Beinish. Tsipi Livni est le Chef de l’opposition. Mais la route vers la parité est encore longue: seulement 21 femmes sur 120 parlementaires siègent à la 18ème Knesset.
Et pour la Journée de la Femme, une conversation savoureuse (en anglais) entre Barbara Streisand et Golda Meïr en 1978 à l’occasion des 30 ans d’Israël:
La finalede la deuxième éditionde HaAH HaGadol, le Big Brother israélien, aura lieu le 4 mars 2010 sur la Chaine 2. Qui va gagner? Aline, Eliraz, Foutna, Goël ou Sahar?
Pour en savoir plus sur la télé-réalité en Israël, je vous propose cet article paru dans le Contact J du mois de décembre 2009.
Depuis le 15 novembre 2009, Israël a changé. Impossible de comprendre une conversation entre Israéliens si vous ne regardez pas HaAh HaGadol. Il s’agit de la version israélienne, sur la chaîne 2, de l’émission de télé-réalité Big Brother diffusée aux Pays Bays en 1999, reprise dans d’innombrables pays, adaptée en France, en 2001, sous le titre Loft Story et qui porte le nom du personnage de la nouvelle de George Orwell 1984.
Dans tous les pays, l’émission a été populaire mais en Israël, elle bat tous les records.
L’hiver dernier, la première édition a fait exploser l’audimat. 37% en moyenne et le soir de la finale, plus de 2 millions de personnes sur une population de 7 337 000 âmes ont voté pour départager les finalistes.
Le casting semble être la clé de ce succès incomparable. Les candidats choisis sont censés refléter la société israélienne et pour que l’audimat soit à son apogée, on essaie d’aiguiser les conflits. La saison dernière, l’émission a réactivité le conflit askhénaze-séfarade et le pays a pris parti pour ou contre Yossi Boublil, cet Israélien d’origine marocaine, drôle, cru et intelligent mais aussi vulgaire et provocateur. Même le très sérieux journal Le Monde avait dédié à l’émission un article intitulé Yossi Boublil, Premier ministre d’Israël.
Des voix s’élèvent sur ce que certains appellent un sous-produit culturel et l’année dernière, le soir de la finale, une Manifestation pour une autre culture avait été organisée devant le Musée de Tel Aviv. Cette année, avant la nouvelle édition, un article dans le journal HaHir était intitulé, Si vous regardez HaAh HaGadol, vous êtes des nuls.
Le phénomène de la téléréalité a commencé relativement plus tard que dans les autres pays en Israël mais ce « handicap » semble avoir été complètement remonté puisque le nombre de programmes de ce genre ne fait qu’augmenter : Hissardout, version israélienne de Koh-Lanta, Cohav Nolad pour la Nouvelle star, Lirkod im Cocavim,Dance with the stars, et la liste ne fait que s’allonger. Des concepts israéliens s’exportent à l’étranger principalement aux Etats-Unis. HaYoresh, Le successeur, où il s’agit de trouver le prochain Uri Geller, développé par la maison de production KupermanTV, à l’origine aussi du format israélien de Big Brother, a été vendu à plus de vingt pays.
La villa où les candidats vont être enfermés pendant trois mois, filmés en continu par 49 caméras, se trouve à Neve Ilan et se veut être un microcosme de la société israélienne. Pourtant, cette année, il semblerait que ce qui a motivé le choix des concurrents est plutôt une recherche effrénée de la différence, afin de pimenter cette dynamique de groupe d’un genre particulier.
Un aperçu du casting: un couple: Maayan, jalouse à l’extrême, enceinte de quatre mois et son mari Motti, Dalit, une mère célibataire, Foutna, une musulmane pratiquante et féministe, propriétaire d’un restaurant de humous dans la rue Sheinkin à Tel Aviv, Sarah, une mamie polonaise, Stav, une timide transsexuelle, Goël, un homosexuel oriental ayant grandi dans un milieu orthodoxe, Erez, un mannequin malentendant, Benji, un plombier atteint du syndrome de la Tourette. Ce sont eux les Israéliens de l’intérieur de la villa, ils vont vivre ensemble tandis que chacun de leurs actes vont être commentés, répertoriés, décortiqués, moqués, condamnés ou encensés par les Israéliens de l’extérieur.
Quel est le secret du succès du Big Brother israélien? Moins axé sur le sexe et moins violent que dans d’autres pays, une émission qui sait répondre au goût narcissique de l’époque, une réactualisation de la vie communautaire du Kibboutz, un miroir de la société israélienne, un laboratoire de l’identité nationale? A moins que la télé-réalité en Israël ne soit justement une façon d’échapper à la réalité.
Il y a exactement 10 ans, le 23 février 2000, disparaissait la chanteuse israélienne Ofra Haza, אופרה חזה. Elle est née neuvième d’une famille yéménite de la Schounat Hatiqva, un quartier pauvre de Tel Aviv. Elle va devenir une star de la musique israélienne. De 1980 à 1983, elle sera élue chanteuse de l’année en Israël et en 1990, elle sera la chanteuse qui aura vendu le plus d’albums jusqu’alors. Puis elle va entamer une carrière internationale. Elle chantera en duo avec Iggy Pop et Lou Reed. Ofra Haza est morte du sida, à l’âge de 42 ans. Sa mort fut vécue en Israël comme un drame national.
Je vous propose en six chansons son parcours.
La chanson qui l’a rendu célèbre en Israël: Je suis une freha
La chanson de l’Eurovision, Haï, avec laquelle elle arrive en seconde position en 1983
La chanson grâce à laquelle elle devient une star internationale, Im Nin Alu
La chanson de la consécration en Israël, Jérusalem d’or et de lumière, en 1998 pour les 50 ans de l’Etat d’Israël
La chanson du Prince d’Egypte en 1998. Délivre-nous. Elle a chanté la chanson du film en 17 langues différentes. Ici, la version française.
On avait promis de la neige à Jérusalem. Il n’y en a eu seulement dans le Nord d’Israël. Ce sera peut-être pour cette nuit. Mais ce matin, la radio annonçait des vagues exceptionnelles.
Je suis allée voir ce qu’il en était au Port de Tel Aviv, au נמל avec son deck en bois si près de la Méditerranée. Cela a été une promenade tonifiante.
Voilà les photos et la vidéo.(Le bruit de fond, c’est le bruit du vent)
Et cet après-midi, alors que j’écrivais ce billet qui devait s’appeler le Port de Tel Aviv prend l’eau, un double arc-en-ciel incroyable a orné le ciel de Tel Aviv.
La rubrique Le Billet de l’Invité devrait s’appeler cette fois-ci Les Photos de l’Invité. C’est une série de photos prise sur le Boulevard Rotschild, שדרות רוטשילד par Jean-Patrick Grumberg, un blogueur de Tel Aviv. C’est vivant, et c’est vraiment le Boulevard Rothschild comme si vous y étiez! Cette artère est essentielle à la vie de Tel Aviv, architecture Bauhaus, restos, beaux arbres, l’Institut français, la galerie Sommer, le Rotschild 12, des kiosques et notamment celui de l’Expresso Bar, la statue de Meir Dizengoff à cheval et cerise sur le gâteau, c’est là au numéro 16 que David Ben Gourion a déclaré l’Indépendance de l’Etat d’Israël.
A Tel Aviv, je fais mes courses au Shouk HaCarmel et j’adore ça. J’aime les produits et j’apprécie aussi beaucoup l’ambiance et les maraîchers. Les vendeurs de verdure au bas de la rue HaCarmel, la rue principale du marché, vendent leurs laitues, leurs radis, leur poireaux, leur persil, leur menthe et leur coriandre en musique et en chantant. Eli, Tomer, Asaf et Alon ont la pêche!
Regardez la vidéo, elle est intitulée en hébreu שירת השוק et en anglais Singing Market. Elle vous mettra de bonne humeur en ce jour festif: c’est l’anniversaire de Dan Peguine, il a 27 ans et du premier Mac qui a 26 ans. Dan Peguine est le conseiller de Kef Israel et c’est sur un Mac que j’écris mes billets!
Ceux d’entre vous qui lisent l’hébreu et qui habitent Tel Aviv peuvent faire leur marché par téléphone ou par fax grâce à CARMELLA
Depuis quelques jours, il fait beau, très beau à Tel Aviv. La température est agréable, le ciel magnifique. C’en est presque scandaleux.
Et les couchers de soleil sont somptueux.
Pour finir la journée, un petit tour à la plage. Regarder le soleil se coucher. Se faire bercer par le bruit des vagues. C’est tout.
Photo Charles Peguine
Photo Charles Peguine
Photo Charles Peguine
Après les photos, le film:
Je souhaite un excellent anniversaire à ma soeur Nicole qui se demande si elle pourra prendre la voiture demain, tellement il y a de neige près de chez elle.
C’est l’hiver. Le 21 décembre. Le jour le plus court. Une envie de voir, après cette journée si douce, comment se couchait le soleil sur la plage de Tel Aviv. Des promeneurs, des coureurs.
Un cycliste
Une baigneuse
Un pêcheur
Cette nuit, on nous a promis de la pluie. Est-ce que je vous ai déjà dit à quel point j’aimais habiter près de la Mer Méditerranée?
Il y a quelques semaines, j’ai entendu Kobi Oz, le chanteur israélien qui avait fondé le groupe Teapacks, parler à la radio, avec un immense amour, de son grand-père. Le grand-père de Kobi Oz, le rabbin Nissim Messika, avait enregistré des cassettes pour préserver son patrimoine musical, des chants judéo-tunisiens. Il est mort en 1984.
En 2009, son petit-fils écrit une chanson où la voix de son grand-père et la sienne se mélangent.
La chanson s’appelle Mon Dieuאלוהיי et lorsque que la voix de Kobi Oz vient faire écho à celle de son grand-père, elle dit:
Mon Dieu, si tu entends ma prière, peux-tu, peut-être, passer le bonjour à mon grand-père… Dis-lui que la tolérance séfarade qu’il revendiquait à laisser place à de l’extrémisme mais malgré tout, la tolérance bruisse, prête à se révéler et les gens veulent vivre ensemble dans cette grande synagogue qui s’appelle Israël où en observant le ciel, on peut prier pour la pluie, avoir peur des missiles…
Les barrières entre rock et musique traditionnelle, entre générations, entre les lieux, la Tunisie et Israël, entre l’au-delà et l’ici-bas, entre laïcs et religieux, s’effacent. De la belle musique, tout simplement.
Shabbat Shalom!
L’union mondiale du berger allemand WUSV organise depuis 1988 un championnat du monde. Cette année, le 22ème championnat s’est déroulé à Krefeld en Allemagne du 6 au 11 octobre 2009. 42 pays participaient et 162 meneurs briguaient le titre de Champion du monde devant un public de plus de 27 000 spectateurs.
C’est Sharon Ronen, une Israélienne qui est la Championne du monde du Berger allemand 2009 avec son chien Sam Beit Haboxer.
Je ne m’intéresse pas particulièrement aux bergers allemands mais quand j’ai entendu ce matin à la radio Galei Tsahal, l’interview de la charmante jeune femme, encore toute étonnée d’être la championne, j’ai été très touchée.
Peut-être au nom de toutes mes amies de la deuxième génération, ces enfants de rescapés de la Shoah, qui ont encore une peur immense des chiens en général et des bergers allemands en particulier.
Ce matin, j’avais rendez-vous à 8h00 avec la traductrice israélienne Hagit Bat-Ada, elle a à son actif plus de 70 traductions du français vers l’hébreu, de Milan Kundera à Alain Mabanckou, en passant par Amélie Nothomb et Anna Gavalda. Nous nous sommes rencontrées à Banana Beach. Il faisait délicieusement bon.
Certains se baignaient, d’autres couraient. Des amis prenaient un café ensemble.
Banana Beach, 12 novembre 2009, 8h15
Nous avons donc parlé de la douceur de vivre à Tel Aviv et Hagit m’a raconté une histoire que j’ai envie de partager avec vous.
Elle était invitée hier soir à un mariage. Un mariage qui aurait pu être triste puisque le frère de la mariée s’est suicidé, il y a quelques mois. Il y avait de la musique mais pas de danse.
Le père de la mariée a pris la parole pour parler d’Itzhak Perlman, le célèbre violoniste, né à Tel Aviv, qui se déplace avec des béquilles et qui joue du violon assis.
Lors d’un concert, Itshak Perlman joue mais une corde de son violon se casse. Il fait signe au chef d’orchestre de continuer. Il joue merveilleusement avec une corde en moins. Il reçoit un tonnerre d’applaudissements. Il salue et il dit: Il y a des moments très tristes dans la vie. Après, il faut savoir comment continuer à faire de la musique avec ce qui nous reste.
Les lecteurs de Kef Israël savent à quel point j’ai de la sympathie pour Tel Aviv. Je ne peux donc pas résister au plaisir de partager ce poème. Ecrit par Meir Wieseltier, mis en musique par Shlomo Gronich et ici chanté par Nourit Galron, J’ai de la sympathie est devenu véritablement l’hymne de Tel Aviv.
Meir Wieseltier est poète israélien majeur, il a reçu le Prix d’Israël en 2000. Dans les années 60, il a été la figure centrale du groupe d’artistes « Poètes de Tel-Aviv ». Il est aussi traducteur. Il a traduit entre autres Shakespeare et Wirginia Woolf en hébreu.
La traduction de J’ai de la sympathie par Michel Ekhart-Elial est publiée dans le dernier numéro de Continuum, la revue des écrivains israéliens de langue française qui fête les 100 ans de Tel Aviv.
Je remercie Meir Wieseltier qui m’a donné l’autorisation de publier ce texte sur Kef Israel.
J’ai de la sympathie
J’ai de la sympathie
pour l’art
conceptuel
à Tel-Aviv
une ville sans conception
le plâtre qui tombe le volet qui gémit
l’autobus qui est mort
j’ai de la sympathie
pour les gens
qui s’obstinent à Tel-Aviv
une ville sans passion
blanchie de plâtre désespéré
balancée de bruit de tôle
j’ai de la sympathie pour les gens
qui désespèrent à Tel-Aviv.
יש לי סימפטיה
לחן: שלמה גרוניך
יש לי סימפטיה לאמנות קונספטואלית בתל אביב
עיר בלי קונספציה
טיח נופל
תריס מתייפח
אוטובוס מת
יש לי סימפטיה
לאנשים שמתאמצים בתל אביב
יש לי סימפטיה
לאנשים שמתעקשים בתל אביב
יש לי סימפטיה
לאנשים שמתרגשים בתל אביב
Hier soir, j’étais là pour la 14ième commémoration du meurtre du premier ministre Yitshak Rabin. Avec des sentiments mitigés. La dernière fois que j’ai assisté à une telle commémoration, c’était en 1998 et il me semble que tout le pays était là dans sa diversité. Hier soir, il y avait surtout des mouvements de jeunesse.
La place Rabin, qui se touve au pied du bâtiment de la municipalité de Tel Aviv porte ce nom depuis la fin de la semaine de deuil d’Yitshak Rabin. C’est Roni Milo, le maire de l’époque qui annonça ce changement de nom. Avant le 4 novembre 1995, elle s’appelait כיכר מלכי ישראל, Kikar Malkhey Yisrael, la place des rois d’Israël.
C’est la plus grande place de Tel Aviv, un point de convergence essentiel, là où se tient des manifestations politiques, des rassemblement de toutes sortes. Là qu’est fêtée la fête de l’Indépendance d’Israël à Tel Aviv. C’est sur cette place après un rassemblement pour la paix que Yitshak Rabin a été assassiné. A l’emplacement exact se trouve un mémorial.
Mémorial Rabin
Il fait pendant à un autre mémorial, une sculpture d’Ygal Tumarkin qui commémore la Shoah. C’est une pyramide renversée sur elle-même en fer rouillé qui a été installée sur la place en 1975.
Bref historique
En 1925, la municipalité achète des vergers qui appartenaient à un habitant du village de Someil dans le but de construire un hôpital; le projet n’aboutit pas mais entre-temps la municipalité avait pris en charge le verger et vendait sa production.
En 1939, il y avait un jardin public du nom de Gan Hadassah, une piscine et un zoo.
Le 14 novembre 1945, il y eut une manifestation qui réunit plus de 45 000 personnes soit le quart des habitants de la ville venus protester contre le livre blanc. Ils demandaient aux Britanniques d’ouvrir les portes du pays aux réfugiés de la Shoah.
En 1964, Avraham Yaski et Shimon Provzner sont les architectes de la place tandis que c’est Menahem Cohen qui a conçu la municipalité dans un style brutaliste, béton « brut de décoffrage » et répétition de motifs. La municipalité possède 720 fenêtres identiques et s’étend sur 27,000 mètres carrés.
Comme l’a résumé le président Obama qui a envoyé un message filmé aux participants de la commémoration hier, la place Rabin est un lieu de tragédie mais aussi un lieu d’espoir:
Voilà des semaines que l’on attendait la pluie en Israël. L’année avait bien commencé puisque les premières pluies étaient tombées le jour de Rosh Hachana mais depuis rien ou plutôt, soleil de plomb et canicule. Tout le monde aspirait à un semblant d’automne et s’inquiétait pour le niveau du lac de Tibériade.
Enfin, jeudi dernier, la pluie s’est mise à tomber et ce fut l’euphorie. Dés les premières gouttes, nous sommes sorties sur la terrasse pour enfin! sentir l’odeur de la terre mouillée. La pluie en Israël n’est pas une petite bruine délicate, c’est toujours dramatique, tonnerre, foudre, inondations, arc-en-ciel et depuis hier soir vent. J’ai l’impression d’habiter dans une maison hantée.
Cela reste pourtant un hiver tout relatif. Anaël a très bien résumé la situation:
Quand il fait 19 degrés en Belgique, on est content, on enlève un pull et on dit qu’il fait chaud et
quand il fait 19 degrés en Israël, on est content, on enfile un pull et on dit qu’il fait froid!!!
Malgré la météo, le cours de surf d’Anaël n’a pas été annulé.
J’aime la vie de blogueuse car c’est une vie libre. Il faut pourtant un minimum de contraintes et je me les donne avec plaisir. Je sais plus ou moins ce sur quoi je veux écrire, ce que j’ai envie de partager avec vous mais quelquefois, j’ai l’impression que la vie s’emballe et j’ai soudain l’embarras du choix.
Comme aujourd’hui, le 29 octobre 2009.
29 octobre 2009 correspond cette année à la date hébraïque du 12 Heshvan, jour de commémoration officiel du meurtre d’Ytshak Rabin. 14 ans déjà. Ce soir, l’école d’Anaël organise une marche de Kikar Atarim jusqu’à la place Rabin en passant par le boulevard Ben Gourion. Je voulais filmer et écrire un billet.
Mais ce 29 octobre 2009, il pleut à Tel aviv, il y a du vent, le tonnerre gronde et j’aurais aimé prendre quelques photos pour vous montrer, enfin l’automne en Israël, que j’attendais depuis quelques semaines et clamer: ce matin, je n’ai pas chaud!
Parasol fermé!
Et puis sur Twitter, je découvre qu’aujourd’hui, le 29 octobre, Astérix a 50 ans, Google a un logo spécial pour l’occasion et j’ai déjà le début d’un article en préparation intitulé Mazal tov Astérix!
J’avais aussi envie de vous parler de la Force du nom, le colloque qui aura lieu la semaine prochaine à Jérusalem, de vous raconter les conférences du mensuel L’Arche en Israël, de traduire le billet de Sarah, Save the dates-Art in Tel Aviv sur les prochains rendez-vous artistiques à ne pas manquer notamment ce soir.
Je voulais vous raconter en détail la soirée poétique hier soir à Tel Aviv, dans une librairie sur la place Rabin, pour le lancement du livre de la poétesse Pnina Amit, illustré par le peintre Moshe Kadishman, צדפים קונכיות ומלחמה . Mon amie Esther Orner était présente et a traduit l’un des poèmes en français, en voici un très court extrait:
Coquillages, coques et guerre /Poème 25
Cette nuit j’ai écouté la pluie s’acheminant à la mer. Et la mer est pleine
de léviathans gémissants, des perles poussent enlacées dans des coquilles
et le cœur de la mer bat, vers les plages des barques de pêcheurs attendent…
Tous ces événements seront peut-être les sujets de futurs billets ou pas.
Certains me reprocheront de mettre sur le même plan, la pluie, Ytshak Rabin, la poésie et Astérix mais ce sont les événements qui ponctuent ma journée en Israël et dont je veux laisser des traces.
Cette installation de Michal Bar Oz et d’Ifat Moor se trouve dans le hall d’entrée de Beth-Hatfutsoth, le musée du peuple juif. Je l’ai remarqué quand j’ai assisté à la projection du documentaire Les enfants sans ombre. Elle s’appelle Eternal repetition.
J’ai aimé le passage du temps, la main qui écrit, le temps qui passe et qui efface, et la main qui écrit encore et le temps qui passe et la main qui écrit….
Merci à tous ceux qui ont lu ce texte jusqu’ici. C’est un texte qui prend trop de temps à lire, pour un blog!…et il ne pleut déjà plus.
Lire (en anglais) le billet de ma fille sur la même journée, cliquez sur A day with my blogger mom , Un jour avec ma blogueuse de mère
Cette semaine, j’ai passé une superbe journée avec ma fille. Lunettes de soleil et appareils-photos, nous voilà parties pour le Gan Hahashmal, un quartier qui monte dans le sud de Tel Aviv. Sûrement une balade qui va nous donner plein d’idées pour de nouveaux billets pour nos blogs respectifs (Sarah anime en anglais un blog nommé Oh So Arty sur l’art, la mode, la gastronomie à Tel Aviv)
Au Gan HaHashmal, quelques boutiques agréables vendent des vêtements très stylés ou vintage, des accessoires et des bijoux. Sarah et moi trouvons quelquefois que le rapport qualité/prix est un peu excessif.
Sarah a craqué pour une paire de boucles d’oreille, c’est sa passion. Très jolies boucles avec une pièce de cuir dans un magasin où le cuir était en vedette. Mal Leather Design
Il faisait très chaud. Nous avons donc fait escale dans un petit bar de quartier très sympa « Segal » : Sarah a bu un jus d’orange et moi un jus de carottes. Belle harmonie de couleurs!
Devant le café Segal
Les jus, c’est bien mais pas suffisant. Direction « George » au 93 de la rue Yehuda Halevy. Les salades étaient excellentes!
Sarah chez George
Bien rassasiées, nous avons repris notre exploration. 5 rue Shadal, nous sommes rentrées dans la magnifique synagogue sépharade Ohel Moed construite en 1929.
Détail du portail, Dan, l'une des 12 tribus
Merci ma Sarah pour cette journée de blogueuses!
Un aveu, Tel Aviv, c’est super mais il y a vraiment une chose qu’on regrette de la France et de la Belgique, c’est le Comptoir des Cotonniers!!!
Tel Aviv a fêté cette année son centenaire. Pour clôturer en feu d’artifices cet anniversaire, j’ai trouvé 100 raisons d’aimer Tel Aviv! Il doit y avoir au moins 100 autres raisons d’aimer cette ville. Ajoutez vos raisons dans les commentaires!
Dimanche matin, pendant Rosh Hashana, j’ai été réveillée par un bruit insolite. Le clapotement de gouttes de pluie sur la fenêtre. Je n’ai pas hésité un instant et je suis vite sortie sur la terrasse pour me faire arroser. Il faisait presque frais, la luminosité était magnifique, non pas un gris éteint et uniforme mais des nuages plus ou moins épais, traversés par des rayons de soleil. J’ai cherché un arc-en-ciel mais je n’en ai pas trouvé.
La première pluie a un nom en hébreu, c’est le Yoré. La dernière pluie en porte un autre, c’est le Malkosh:
« וְנָתַתִּי מְטַר אַרְצְכֶם בְּעִתּוֹ, יוֹרֶה וּמַלְקוֹשׁ » Deutéronome 11, 14
« Je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison »
Je suis restée sur ma terrasse et c’est de là que j’ai entendu le son du shoffar. Contrairement aux idées préconçues et malgré l’image laïque que se plait à donner Tel Aviv d’elle-même, il y a de nombreuses synagogues dans la ville et notamment trois autour de chez moi.
Premières pluies pour la nouvelle année, c’est rare en Israël.
Espérons que cette pluie précoce et abondante annonce une saison pluvieuse en Israël qui mettrait fin à cinq années de sècheresse.
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