Le labané est un fromage fait à base de yaourt. C’est le fromage le plus facile à faire à la maison. Donc si vous n’êtes pas en Israël et que vous ne pouvez pas aller au supermarché, à l’épicerie ou au restaurant pour vous régaler de Labane, voici en photos la recette de Mimi.
Il vous faut simplement:
1,5 litre de yaourt ou l’équivalent en pot
Choisissez des yoghourts pas trop liquides.
Le yaourt peut être fait soit à base de lait de vache, soit à base de lait de chèvre. Je vous recommande le lait de chèvre, à la saveur plus prononcée et plus digeste.
Videz le yaourt dans un torchon propre préalablement posé sur une passoire, elle-même installée sur un récipient.
Attachez les coins du torchon ensemble et pendez le sac au-dessus du récipient (en l’attachant par exemple à la clinche – la poignée de porte pour les Belges- de vos armoires de cuisine). Laissez égoutter de 12 à 24 heures.
Mettez le torchon plein du labané en puissance sur un récipient dans le réfrigérateur pour encore 12 à 24 heures.
Le fromage est prêt quand il ne dégorge plus d’eau.
Ajoutez une pincée de sel.
Avant de le manger, versez de l’huile d’olive, saupoudrez de zahtar ou zahatar. C’est un mélange de thym, de sumac, de sésame et de marjolaine.
Fermez les yeux, goutez. Hummmh, vous êtes au Moyen-Orient!
Merci à Mimi qui m’a donné sa recette, et qui nous fournit en Labané régulièrement. J’ai compris qu’Anaël s’adaptait à son environnement quand elle a commencé à prendre comme goûter (en Belgique, on dirait collation) une tartine au Labané!
Si vous voulez le conserver plus longtemps, formez des boules avec une cuillère, mettez-les dans un bocal que vous remplissez d’huile d’olive. Fermez hermétiquement le pot.
Ce matin, je suis allée au Marché paysan, שוק האיכרים le marché du Port de Tel Aviv et j’y ai fait une découverte importante. J’ai trouvé des calissons made in Israël. Je suis née à Aix-en-Provence, la ville des calissons, cette merveilleuse confiserie en forme de losange, sucre glace au-dessus, feuille d’hostie en-dessous et entre les deux, une pâte à base de melon confit et d’amandes broyées. Le calisson, c’est ma madeleine! C’est donc avec émotion que j’ai goûté ce calisson, calissoun en provencal, קליסון en hébreu fait par Hila. Il est délicieux. Une interprétation méditerranéenne du calisson. Il y a une note citronnée très présente qui n’existe pas dans le calisson d’origine. Il y manque aussi la fine feuille d’hostie. Rien d’étonnant pour un calisson juif!
Calissons et sucettes d'Hila
A part les calissons, Hila Hochman fait du nougat, de la pâte d’amande, de la pâte de fruits, des écorces d’oranges confites et des sucettes. C’est une artisan-confiseur autodidacte très douée.
Le stand est très esthétique, une palette de couleurs ensoleillées, miel, blond vénitien, roux comme la chevelure de Hila.
Un paquet de 10 calissons coûte 35 shekels
Vous trouvez Hila au marché du Port de Tel Aviv tous les vendredis de 8 heures à 15 heures.
Son mail: hilahochman@walla.com
Bien entendu, ce billet est dédié à tous mes amis et à ma famille d’Aix et à Stéphanie, aixoise par son amour du calisson!
Si vous avez très très faim et que vous voulez être rassasié très vite, une seule solution: le houmous.
L’une de mes adresses préférées à Tel Aviv, c’est le Hummus des Syriens, חומוס הסורים, qui se trouve dans le Vignoble des… Yéménites, le Kerem HaTeimanim, près du Shouk HaCarmel, plus exactement au 27 rue Malan.
Quelques tables dans la rue. Une ambiance musicale assurée par le violoniste de Tel Aviv qui joue de la musique orientale.
Vous commandez un houmous complet, à prononcer en hébreu komplète. Dans votre assiette, du houmous, c’est-à-dire une pâte de pois chiche écrasés, du foul, une pâte de fèves écrasées, un oeuf dur coupé en tranches fines, de l’huile d’olive, du persil, du jus de citron et beaucoup d’ail. Vous mangez, ou plutôt vous essuyez (en hébreu, on dit לנגב) le tout à l’aide d’une pita. C’est délicieux! Je l’admets pas vraiment léger.
Le tout pour la modique somme de 18 shekels, c’est à dire 3, 40 euros. C’est ouvert de 7 heures à 14 heures.
Houmous Foul
A noter, le village du hummus en Israël, c’est Abu Gosh où le record Guiness du houmous le plus grand du monde vient d’être enregistré le 8 janvier 2010. Un plat de 4 090 kilos, 4 tonnes et 90 kilos!!!
Demain le vendredi 11 décembre, on allume la première des huit bougies de Hanouca.
Les pâtissiers d’Israël sont très occupés à préparer l’aliment-phare de cette fête dans le pays, la soufgania, סופגנייה
On mange des beignets, ces aliments trempés dans l’huile, pour commémorer le miracle de la fiole d’huile de Hanoucca.
En Israël, la soufgania traditionnelle est:
un beignet fourré à la confiture rouge saupoudré de sucre glace.
La soufganiya est huileuse, – je ne saurai dire combien de soufganiot, sont frites dans le même bain d’huile; la confiture n’a rien à voir avec celles de nos grands-mères, – je ne saurai dire à base de quel fruit, tant cette confiture a un goût industriel; la soufgania est salissante, l’huile graisse les doigts, la confiture dégouline et le sucre glace vient se fixer sur les vêtements et la soufgania est calorique, les estimations varient entre 350 à 500 calories pour un beignet!
Pourtant elle reste très populaire chez les Israéliens bien que cette soufgania traditionnelle ait été revisitée ces dernières années et ressemble de plus en plus à un donut américain avec une variété infinie de garniture.
Avant la cuisson
Après..
Le mot Soufgania dériverait du mot grec spongos qui signifie éponge, et qui a donné sponge en anglais, ou spugnia en Italien.
Un comble lorsque l’on sait que la fête de Hannouca commémore la victoire des Maccabim sur les Grecs justement!
Quoique on pourrait aussi traduire le mot soufgania par pet-de-nonne!
Mais savez-vous que le mot beignet vient du mot beigne, une beigne, une bosse à la tête, qui par extension, signifie aujourd’hui le coup ou la gifle qui peut provoquer cette bosse qui à la forme d’un beignet. D’ailleurs, au Québec, un beigne est un beignet.
Non, non, ne croyez surtout pas qu’avant d’écrire ce billet, j’ai consommé trop de ce beignet, de cette soufgania au melon et à la vodka!
A la vodka
Bonnes fêtes de Hannouca!
Et vous, ne faites pas de chichis, dites-moi quels soufganiot, beignes ou beignets, vous préférez.
Lire aussi un texte écrit pour Hannouccah en décembre 2006, toujours d’actualité:
Je reviens du Souk HaCarmel où j’ai fait mes courses du shabbat. Beaucoup de poivrons, de toutes les couleurs, des choux-fleurs, du colorabi. Un début de fraises (encore très chères) et toujours des grenades. Et cette semaine, surprise, des sushis! C’est un peu incongru, je dois dire, entre un stand de chaussettes et un de légumes, une vitrine de sushis dans le marché.
Dans le quartier, on trouve plutôt du houmous ou du djahnoun et d’autres spécialités yéménites. Mais, bon, les surprises et Israël font bon ménage. Donc, mon devoir de bloggueuse m’impose d’en acheter et de les goûter. Délicieux, frais et croquants, seulement faits avec des poissons cashers.
Bravo גברת סושי Giveret Sushi, bravo Madame Sushi, גברת שושי
Le stand est situé à la hauteur du 46 rehov Carmel dans le marché du Carmel à Tel Aviv. Un plateau avec 22 pièces coûte 55 shekels.
Bon appétit et shabbat shalom!
Cette semaine a été diffusée sur la première chaine israélienne, un documentaire très controversé, Shitat Hashakshuka, שיטת השקשוקה, le système Shakshouka, qui met en cause la proximité du pouvoir et des affaires en Israël, les embrouilles des riches, en prenant comme exemple la famille Ofer, la famille la plus riche d’Israël, entre autres, propriétaire du transporteur maritime ZIM, des usines chimiques de la Mer morte, de raffineries et j’en passe…
La première chaine a diffusé le documentaire mais avec un droit de réponse sous forme d’un film de 20 minutes qui explique la position des frères Ofer. Depuis sur toute les radios, dans tous les journaux, dans les marchés et les diners, c’est le sujet dont on parle en Israël.
Au-delà des problèmes de fond soulevés par le documentaire, de manière beaucoup trop démagogique à mon goût par le journaliste Miki Rosenthal, ce qui m’a fait beaucoup rire c’est que la soirée a été sponsorisée par une marque de shakshouka en boite!
Apportée par les olim d’Afrique du Nord, la shakshouka est devenue un plat typiquement israélien.
C’est un plat à base d’oignons, de tomates et de poivrons revenus sur lesquels on verse des oeufs brouillés ou on fait des oeufs sur le plat. Les variantes sont infinies, dernièrement j’ai mangé une délicieuse shakshuka verte, généreuseument assaisonnée de persil.
Grâce à Twitter, j’ai découvert ce blog Manger à Tel Aviv, le blog de deux gourmands à Tel Aviv. Laurine et Sébastien, « deux olim plus si hadashim que ça » écrivent sur les restaurants dans lesquels ils mangent et à les lire, on se lèche les babines. Je partage souvent leurs avis, (en tous cas, on a les mêmes bouchers! Netah Basar, une viande casher excellente servie par les bouchers les plus mignons de Tel Aviv!).
Comme eux, je trouve qu’Onami est le meilleur resto de sushi de Tel Aviv et qu’on mange de l’excellente viande chez Stefan Brown.
C’est incroyable, le développement de la gastronomie en Israël est saisissant. Des caves à vin aux laiteries, des boulangeries aux chocolateries, du houmous aux sushis, du ristreto au café glaçé….
Hmmm… jus de fruits! C’est délicieux et c’est bon pour la santé.
« Tamara »- תמרה- a trois branches à Tel Aviv: l’une à Sheinkin, l’autre sur Dizengoff Street près du Dizengoff Center et la troisième toujours Dizengoff mais au coin du Boulevard Ben Gourion.
Tout est possible, du smoothie sophistiqué (18 NIS/ 21 NIS) au classique jus d’orange(10 NIS/ 14 NIS/ 18 NIS). Tamara propose aussi du granola avec des morceaux de fruits frais(20 NIS).
Pour ma part, j’aime beaucoup leur jus de légumes avec du gingembre.
Les favoris de Sarah? Fraises, Bananes et lait ou Melon, Ananas et banane.
J’en bois quand j’ai envie de me faire plaisir mais que je pense aux calories sinon bien sûr, je préfère les glaces :-)
La note de Sarah:
« Tamara », Dizengoff 171 coin du Boulevard Ben Gurion, Tel Aviv, 03-5234445
L’un de mes plaisirs gourmands de Tel Aviv est la glace au gâteau au fromage de Vaniglia, וניליה
Le premier magasin s’est ouvert à Tel Aviv près de la rue Basel en 2002, suivi en 2007 par une agence au n°98 de la rue Ibn Gvirol et depuis 2009, vous pouvez aussi déguster cette glace à Ramat HaSharon.
Vaniglia se distingue par la qualité et la fraicheur de ingrédients utilisés et par l’inventivité de ses parfums.
Je cite en vrac la glace à la halva, au thé vert, à l’orange-clou de girofle, à la vanille-gingembre, à l’Oreo (le légendaire biscuit américain).
Et aussi des interprétations glacées de gâteaux comme la glace à la tarte au citron, au tiramisu et surtout notre préférée, la glace au gâteau au fromage. C’est la recette-maison du gâteau au fromage de la mère des propriétaires, Nitzan et Ithaï Rogozinski, adaptée en glace. Un vrai délice.
Anaël apprécie le fait qu’il faut préciser si l’on veut les deux boules à côté l’une de l’autre ou l’une sur l’autre, et dans ce cas, dans quel ordre, quel parfum en bas et quel parfum en haut. Des détails qui peuvent paraître futiles pour certains mais qui ont leur importance pour les connaisseurs.
TEL AVIV: 22A Ishtori Haparchi (près de la rue Basel) 03-602 0185, 98 Ibn Gvirol 03-5241177 RAMAT HASHARON: Ussishkin 59, R03-549899
A Tel Aviv, ouvrez grand les yeux, l’art est dans la rue.
Vous aurez alors la chance de découvrir du street art, de l’art urbain dequalité comme celui de l’artiste KNOW HOPE.
J’aime beaucoup son nom, au lieu de No Hope, sans espoir, c’est Know Hope, connaître l’espoir.
Son personnage récurrent que l’on retrouve au Kerem Hateimanim, à Neve Tsedek ou à Florentine allie vulnérabilité et poésie.
Dés qu’Anaël et moi, découvrons un nouvel exemple de street art, d’art urbain, dans les rues de Tel Aviv, nous sommes toutes excitées et nous le prenons en photo. Cela peut servir à Sarah qui a une série dans son blog OHSOARTY.COM sur le street art à Tel Aviv et dans d’autres villes, notamment Bruxelles, Bologne ou Manchester intitulé FACEing the city dont je vous recommande la visite.
Know Hope n’est pas seulement dans les rues de Tel Aviv, il s’expose aussi dans des galeries.
J’habite à Tel Aviv entre la mer (Banana Beach) et le Souk HaCarmel, le marché de Tel Aviv.
Comme j’aime marcher dans Tel Aviv, je passe plusieurs fois par jour par le marché et c’est un plaisir à chaque fois renouvelé.
C’est vrai, ici, les saisons ne sont pas marquées de la même façon qu’en Europe, la plupart des arbres ne perdent pas leurs feuilles et celles-ci ne changent pas de couleur, ce qui a beaucoup déstabilisé ma fille Anaël.
Mais, les saisons, je les vois passer sur les étals du marché. La production vendue ici n’est que locale, pas de bananes ou d’ananas cueillis verts et expédiés par avion.
En ce moment, c’est un vrai régal pour les yeux et les papilles.
L’été est là. Cerises. Raisins, bien fessus et sans pépins. Pastèques. Figues. Abricots. Mangues (c’est le tout début de la saison). Mini Ananas.
Et il y a aussi des nectarines, des pêches, des goyaves, des melons, des amandes.
Sans problème, on peut facilement dépasser les 5 fruits et légumes par jour!
Rocca est un restaurant installé sur la falaise surplombant la plage d’Herzliya, au nord de l’hôtel Daniel.
Un magnifique cadre et une vue sur la mer à couper le souffle. Un endroit idéal pour juste se sentir bien.
Rocca, vue sur mer
J’étais invitée par des amis pour fêter un important anniversaire.
De la très bonne compagnie, une légère brise marine, un bon vin israélien, du Pelter blanc, des sushis de qualité, que demander de plus?
Les célèbres vers du poème de Baudelaire, l’Invitation au voyage, me sont revenues en mémoire: Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
Hier soir, c’était la Nuit blanche à Tel Aviv, 100 fois plus blanche à l’occasion du centenaire de la ville.
Ce soir, c’est la fête de Shavouot, la fête du don de la Torah, la fête des moissons, la fête des primeurs où il est de coutume de faire un repas au fromage.
Entre la préparation de mon gâteau de fromage (la délicieuse recette du restaurant Orna et Ella), la fatigue de la nuit blanche d’hier, je trouve le temps in extremis, grâce au concours de Charles à la vidéo d’écrire….mon 100ième billet.
Hag sameah, bonne fête
En images, Tel Aviv lors de la Nuit blanche, White night, Laila Lavan, du match Barcelone-Manchester United diffusé de partout et notamment sur grand écran à Banana Beach, à la fête rue Bialik, avenue Rotshild à la nouvelle statue du premier maire de Tel Aviv, Meir Dizengoff à cheval
Jeudi soir 28 mai, c’est Shavouot en Israël, la fête des semaines (7 semaines depuis Pessah) qui commémore le don de la Torah au peuple d’Israël.
Il est de coutume pour cette fête de faire un repas à base de produits laitiers et le produit laitier israélien par excellence, c’est le cottage!
A l’origine, le fromage cottage est américain. Pourtant, le cottage est devenu une denrée typiquement israélienne, l’un des produits laitiers le plus vendu en Israël.
Cottage à Tel Aviv
Pour ma part, je le trouve délicieux et je ne lui ai jamais trouvé d’équivalent ni en France, ni en Belgique, ni en Angleterre, ni même aux Etat-Unis.
La formule israélienne du cottage cheese a été développée dans les années 1950 pour les laiteries Tnuva par Israel Stauber (Sa formule est restée secrète comme celle de Coca-Cola et se trouve sous bonne garde dans l’un des coffres des laboratoires de Tnuva) et est restée pratiquement inchangée depuis. Bien qu’aujourd’hui, il existe un cottage à 5%, à 3%, dernièrement à 1% et aussi un Cottage Bio et que les laiteries concurrentes Tara et Stauss en produisent aussi.
J’ai demandé à quelques amis s’ils aimaient le cottage et de quelle façon il le mangeait:
Dan Peguine pense qu’il est si bon parce que les grumeaux sont plus fins, que le tout est moins liquide et qu’il y a la juste pointe d’acidité adéquate. Son préféré le 3% de Tnuva. Il mange un pot à la petite cueillère en 3 minutes et il est incapable d’en manger un entamé ou de ne manger que la moitiè du pot.
Nathalie Gruffy le mange à la cuillère ou sur un cracker. Ce qu’elle préfère, c’est la première mousse. Un délice.
Anabelle le pose délictement sur un oeuf brouillé.
Jacques Bitton en congèle 4 pots à chacun de ses voyages en Israël pour les ramener en France.
Esther Orner le consomme sur une tartine avec au-dessus un peu de confiture de fraises.
Charles se souvient qu’il le mangeait sur une tranche de pain préalablement tartinée de pâte de chocolat Hashahar (un autre produit iconique israélien, j’y reviendrai!)
Mes épiciers du Kerem Hateimanim, du quartier yéménite près du Shouk HaCarmel, Avi et Oren, en ont été gavés quand ils étaient petits et sont incapables d’en manger, seulement de le vendre!
La rencontre se fera sous forme de dialogue avec Esther Orner, écrivaine et amie.
Son dernier livre: Récits grammaticaux et Autres petites histoires.
Myriam 052 448 94 84 Jacqueline 0544 808 580
Bouquet de Coriandre est un recueil de treize nouvelles traversées par les mêmes personnages : le Président d’une petite communauté juive originaire d’Afrique du Nord, sa femme, ses enfants, ses petits-enfants, son gendre, ses amis. L’auteur nous entraîne de la salle à manger à la chambre à coucher, de la salle de bains à la cuisine, là où se jouent les enjeux des relations familiales. Les personnages sont les héros d’un quotidien ponctué par le temps des fêtes de l’année juive et celles du cycle de la vie. Nous sommes témoins des naissances, des mariages et des deuils. Nous entrons dans un monde où un gâteau manqué peut annuler un mariage, où se raser pour la première fois équivaut à couper le cordon ombilical, où écrire un discours peut devenir un acte métaphysique. Un regard intime et humoristique sur la famille du Président et sa communauté. Le ton est très incisif mais toujours chaleureux. Bien que ces personnages, tous attachants, évoluent entre deux cultures, la tension entre tradition et modernité se résout toujours grâce à l’immense tendresse qui les unit. Nous découvrons que c’est dans des détails comme plumer un poulet, débusquer la poussière, préparer un couscous et même choisir un cercueil que la vie prend toute sa mesure. Et que c’est parfois au détour du parfum épicé d’un Bouquet de Coriandre que le matériel et le spirituel s’harmonisent…
Le café Yehudit à Tel Aviv אצל יהודית בגן העיר au Gan Haïr près de la place Rabin est une institution. C’est un café hongrois à l’atmosphère d’un autre temps. Yehoudit, la patronne, était devenue une sorte d’ambassadrice non seulement de la cuisine mais de la culture hongroise à Tel Aviv.
J’ai toujours apprécié l’ambiance Mittel-Europa du café où les habitués se sentent à la maison.
En lisant le Haaretz ce week-end (et l’information était en première page!), j’ai appris que Yehoudit était morte subitement et que le café existait depuis 21 ans. Yehoudit Sharon avait choisi la date du 8/8/1988 (et c’est une date que j’aime beaucoup!) pour son ouverture parce qu’elle croyait à la magie des chiffres.
Photo Charles Peguine
Son fils va continuer à diriger le café et il prépare le livre des recettes de Yehoudit en hommage,
Jusque fin février, c’est la saison de l’artichaut de Jérusalem. Mon marchand de légumes Golan, au souk HaCarmel à Tel Aviv me recommande de l’acheter pour en faire des soupes ou des purées. Le nom italien du topinambour ‘Girasole’ qui veut dire tournesol a été corrompu et s’est transformé en Jérusalem. C’est un légume-racine dont le goût rappelle l’artichaut. Il a donc été baptisé Artichaut de Jérusalem alors que ce n’est pas un artichaut et qu’il ne provient pas de Jérusalem.
Artichauts de Jérusalem
En hébreu, il garde aussi ce nom d’Artichaut de Jérusalem, ארטישוק ירושלמי mais son nom scientifique est Helianthus tuberosus חמנית הפקעות.
1 kg d’artichauts de Jérusalem épluchés
100 g de beurre, 1 verre de crème fraiche, 1 cuillère de persil haché, sel
Coupez les artichauts de Jérusalem en rondelles, faites les rissoler dans du beurre. Couvrez et laissez mijoter environ un quart d’heure. En fin de cuisson, salez et ajoutez la crème fraiche. Hors du feu, ajoutez le persil et mélangez.
Cet artichaut n’a rien à voir avec Jérusalem mais je ne résiste pas à la tentation de le lier tout de même à Jérusalem:
Le 9 février 2009 soit le 15 du mois Shevat טו בשבט, Tou Bishvat nous célébrons le nouvel an des arbres. Il est de coutume pour l’occasion de manger des fruits secs.
Mon adresse fétiche est le magasin des frères Amrani au Souk HaCarmel.
Le magasin a été fondé il y a plus de 80 ans par le grand-père, venu du Yémen, de Noni et de Nahli, les actuels propriétaires.
Malgré cet enracinement historique, les frères Armani, oh pardon Amrani, veulent être à la pointe de la nouveauté dans leur domaine. Ce sont des découvreurs d’épices, de thés, de fruits secs. Dès qu’un client leur demande un produit qu’ils n’ont pas, ils partent à sa recherche.
Quand je vais faire mes courses chez eux, j’écoute toujours avec attention ce que les autres acheteurs commandent, je découvre ainsi des mets dont j’ignorais l’existence. Aujourd’hui, le jeune homme avant moi à demander du chocolat Kalibou, tiens, je ne connais pas ce chocolat, me suis-je dit avant de réaliser qu’il s’agissait du chocolat belge Callebaut!!!
Chez les frères Armani, vous trouverez plusieurs sortes de dattes mais les plus populaires sont les délicieuses Medjhoul, des noix, des épices qu’ils moulent eux-mêmes, du riz basmati et sauvage, des thés en vrac, de la halva, de l’huile d’olive, des câpres, des graines de tournesol, des légumineuses et bien sûr des fruits secs. Les fruits secs comme les ananas et les abricots mais aussi plus exotiques comme les kiwis, les fleurs d’hibiscus, les lychees séchés. Les tout nouveaux viennent d’Afrique du Sud, mangue et goyave séchées mais non sucrées.
Les frères Armani
Un incontournable de Tel Aviv: Amrani, 15 Rue Hacarmel Tel: 03-5161358
En Israël, de plus en plus de restaurants proposent de l’aubergine grillée sur lit de tehina.
Résolument moyen-oriental, ce plat est aussi très tendance.
Une aubergine grillée au four sur un lit de tehina avec un filet d’huile d’olive, un peu de paprika, du persil, et des pignons et le tour est joué! (La tehina est faite à base de graines de sésame écrasées, d’ail et de jus de citron.)
Aujourd’hui, je l’ai mangé avec mon amie Yaël, au Café Mary, à Tel Aviv, à Neve Tsedek, au coin de la rue Pines et de la rue Lilienblum. L’aubergine s’est faite attendre (pendant plus de trois quarts d’heure) mais ce n’était pas trop grave puisque nous patientions au soleil et qu’Anaël se sentait grande en partant seule faire un safari photo du quartier.
Mais finalement, c’était délicieux. Le contraste entre l’aubergine chaude et la tahina froide, entre la consistance fine de la tehina, le brut de l’aubergine et le craquant des pignons. Hummmh!
A se damner! Le mot aubergine signifierait d’ailleurs en arabe, oeufs du diable…
Café Mary, 1 Lilienblum, Tel Aviv, 03 510 09 89, ouvert le samedi
Dans le hangar 11 du Port de Tel Aviv, aujourd’hui et demain le 12 janvier 2009 de midi à minuit, les commerçants et artisans du Sud du pays vendent leurs marchandises aux habitants de Tel Aviv.
Beaucoup de monde se pressent devant les différents étals pour consommer solidaires.
Fruits de la passion
T-shirts, bougies, bijoux, broches, savons, et bien d’autres choses encore. Tous les produits présentés viennent de la région à portée de Qassams et de roquettes.
Gourmande, comme toujours, j’ai acheté un Cabernet Sauvignon 2006 de Terra Promissa, du chocolat blanc de Kfar Aza, des fromages du kibbutz Be’eri. Et des fruits de la passion, absolument délicieux, qui sont cultivés dans le mochav Tashour par la famille Abrabanel.
Le Moshav Taashour a été fondé en 1953, dans le Néguev entre Netivot et Ofakim, par des olim venant du Maroc. Il doit son nom à un verset biblique Isaïe 41:19
Je placerai dans la campagne aride le cyprès, le platane et le buis
אשים בערבה ברוש, תדהר ותאשור יחדיו
Les Fruits de la passion Passiflora edulis, פסיפלורה sont aussi appelés grenadilles. Ceux que nous avons achetés ont un teint violacé à l’extérieur et des grains bien jaunes à l’intérieur. On coupe le fruit en deux dans le sens de la largeur, on le déguste à l’aide d’une petite cuillère. La consistance est surprenante, des graines un peu visqueuses, mais le goût est divin et le fruit a de grandes qualités sédatives. Tout ce qu’il faut en ce moment!
Tout à fait par hasard le billet d’aujourd’hui de Sarah s’intitule Passion, cela n’a rien à voir puisqu’il s’agit d’une superbe animation sur le thème du tango…
Commentaires les plus recents