mars 2010
D L Ma Me J V S
« fév    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Tel Aviv vue du haut de la Tour Azrieli

Les trois tours Azrieli, une ronde, une triangulaire, une carrée sont devenues des signes de reconnaissance de Tel Aviv, détrônant la tour Shalom. Pourtant, elles sont relativement nouvelles, la ronde et la triangulaire ont été terminées en 1999 et la carrée en 2007.

Si vous voulez avoir une vue d’ensemble de Tel Aviv, rien de mieux qu’une visite à l’observatoire en haut de la Tour circulaire, la plus haute des trois, 189 mètres.

C’est très ludique. Nous y sommes allés avec Anaël et Maeva (11 ans, toutes les deux) et elles ont beaucoup apprécié. D’abord, la montée ultra-rapide en ascenseur qui soulève un peu le coeur jusqu’au 49ième étage puis la vue circulaire époustouflante sur toute la ville.

Nous nous sommes amusés à reconnaître les bâtiments de la ville et à retrouver notre maison. Nous avons pour cela téléphoné à Sarah qui a allumé et éteint les lampes de la terrasse!!

Allez-y au moment du coucher du soleil, vous verrez la ville changer de couleur.

Photos de jour, Rachel Samoul

Photos de nuit, Charles Peguine

Tours Azrieli

22 SheKels pour les adultes, 17 shekels pour les enfants. L’audioguide est très intéressant mais il n’est disponible qu’en hébreu, en anglais ou en russe.

Heures d’ouverture:
Hiver, 9:30-18:00
Eté, 9:30-20:00 (jusqu’à 18:00 le vendredi)

Téléphonez avant parce que l’observatoire n’est pas toujours accessible, c’est aussi un lieu où on peut organiser des événements privés.

132 Petah Tikva Rd. Tel: 03-6081179

L’entrée se fait par le troisième étage du centre  commercial.


Panier de fruits du Souk HaCarmel à Tel Aviv

J’habite à Tel Aviv entre la mer (Banana Beach) et le Souk HaCarmel, le marché de Tel Aviv.

Comme j’aime marcher dans Tel Aviv, je passe plusieurs fois par jour par le marché et c’est un plaisir à chaque fois renouvelé.

C’est vrai, ici, les saisons ne sont pas marquées de la même façon qu’en Europe, la plupart des arbres ne perdent pas leurs feuilles et celles-ci ne changent pas de couleur, ce qui a beaucoup déstabilisé ma fille Anaël.

Mais, les saisons, je les vois passer sur les étals du marché. La production vendue ici n’est que locale, pas de bananes ou d’ananas cueillis verts et expédiés par avion.

En ce moment, c’est un vrai régal pour les yeux et les papilles.

L’été est là. Cerises. Raisins, bien fessus et sans pépins. Pastèques. Figues. Abricots. Mangues (c’est le tout début de la saison). Mini Ananas.

Et il y a aussi des nectarines, des pêches, des goyaves, des melons, des amandes.

Sans problème, on peut facilement dépasser les 5 fruits et légumes par jour!

Shabbat Shalom

Un mur d’escalade à Tel Aviv

Si vous êtes en vacances à Tel Aviv et que vous voulez proposer une activité sportive à vos enfants, pensez au mur d’escalade Olympus  עולימפוס-קיר טיפוס. Mais, c’est excellent pour les adultes aussi, cela développe les muscles en longueur.

Le mur se trouve dans le Parc HaYarkon et c’est le plus haut du pays. Il est en plein air et l’ambiance y est sympathique. Il convient tant aux débutants qu’aux amateurs de grimpe chevronnés. On peut y prendre des cours.

Anaël sur le mur de grimpe

Anaël sur le mur de grimpe

C’est une des activités qui a aidé Anaël à faire son alyah!

On peut devenir membre pour 100 shekels. Avec une carte de membre, il en coûte 35 shekels par fois pour autant de montées que vous voulez. Si vous n’êtes pas membre, le prix est de 30 shekels pour la première montée, puis il faut ajouter 15 shekels par montée.

Ouvert de 17h à 22h tous les jours, de 14h à 20h le vendredi, de 11h à 21h le shabbat et les jours de fêtes
Il ne faut pas réserver à l’avance. (Je vous conseille d’éviter le week-end parce que c’est bondé).

Sportech Parc HaYarkon
Sderot Rokah 42
Tel: 03-6990910

Leur site, seulement en hébreu: http://www.kir.co.il/

C’est la fête!

Hier soir, c’était la Nuit blanche à Tel Aviv, 100 fois plus blanche à l’occasion du centenaire de la ville.

Ce soir, c’est la fête de Shavouot, la fête du don de la Torah, la fête des moissons, la fête des primeurs où il est de coutume de faire un repas au fromage.

Entre la préparation de mon gâteau de fromage (la délicieuse recette du restaurant Orna et Ella), la fatigue de la nuit blanche d’hier, je trouve le temps in extremis, grâce au concours de Charles à la vidéo d’écrire….mon 100ième billet.

Hag sameah, bonne fête

En images, Tel Aviv lors de la Nuit blanche, White night, Laila Lavan, du match Barcelone-Manchester United diffusé de partout et notamment sur grand écran à Banana Beach, à la fête rue Bialik, avenue Rotshild à la nouvelle statue du premier maire de Tel Aviv, Meir Dizengoff à cheval

Feux de joie et coupe de cheveux pour Lag Ba’Omer

Pour Lag Baomer en Israël, les enfants font des feux de joie. Ils ramassent des semaines à l’avance tout ce qui est susceptible de brûler, cachent leur butins dans des endroits secrets, ils allument d’immenses feux de joie et retrouvent cet émerveillement ancestral devant le feu tout en mangeant des marshmallows (de la guimauve) grillés.
Ce soir, nous étions dans le parc près du Souk HaCarmel en face de l’hôtel Dan Intercontinental.

L’une des nouvelles de mon livre Bouquet de Coriandre s’intitule le Trente-troisième jour et fait référence à Lag Ba’Omer
En voici quelques extraits:
…Elle était prête à abandonner quand elle se rendit compte qu’ils se trouvaient dans le temps du Omer. Les quarante-neuf jours entre la sortie d’Egypte et le don la Torah dans le désert, le temps entre la libération physique du peuple et sa libération spirituelle, sa libération véritable, sont comptés. Sept semaines de préparation et de purification morales. Une algèbre spirituelle. A l’origine, la période du Omer devait être la plus joyeuse de l’année mais, par le passé, des épidémies terribles avaient endeuillé ces journées et depuis, il était interdit, à cette époque de l’année, de se marier, de faire la fête, d’aller au spectacle, de se couper les cheveux, de se raser.
…pendant le Omer, il y avait le trente-troisième jour du Omer, trêve dans le deuil où les réjouissances étaient permises, où il était possible de se marier, de faire la fête, d’aller au spectacle, de se couper les cheveux, de se raser.
Ce jour-là, d’après la tradition, la Manne, semblable à des graines de coriandre, se mit à tomber dans le désert. N’était-ce pas à ce moment-là, l’année de ses trois ans que le cousin coiffeur lui avait coupé les cheveux pour la première fois? La femme du Président se souvenait très bien de cette coupe de cheveux. Toute la famille et le cousin coiffeur avaient été invités. Elle avait préparé des gâteaux et des confitures. Le fils du Président avait été installé sur des coussins empilés les uns sur les autres dans le fauteuil habituellement réservé au Président. Elle avait sorti une serviette qui avait fait partie du trousseau de sa mère avec ses initiales brodées à la main. Le cousin avait mouillé les cheveux de l’enfant avec un vaporisateur semblable à celui qu’elle utilisait pour dépoussiérer et faire briller les feuilles de son caoutchouc. Il avait élagué les longs cheveux blonds trop raides et trop fins et avait transformé son bébé en petit garçon, sous le regard ému mais fier du Président tandis qu’une vieille tante que l’on avait surnommé la tante de poche à cause de sa petite taille chantait la chanson traditionnelle de la coupe de cheveux. Elle avait gardé quelques mèches blondes entre deux pages d’un vieux cahier. Les cheveux de son fils qu’elle avait mis de côté lors de la seconde coupe de cheveux traditionnelle avant la bar-mitsva, étaient plus épais et plus foncés.
(…)
Sa résistance était vaincue, le trente-troisième jour du Omer lui parut une date propice, c’était un jour faste qui était aussi le jour de commémoration de la mort du grand Rabbin, Sage et Saint qui avait rédigé le Livre de la Splendeur, une occasion pour des festivités et des pèlerinages sur la tombe de tous les Saints et où traditionnellement on coupait les cheveux pour la première fois aux garçons de trois ans.
Avant leur arrivée en métropole, toute sa famille, ses parents, ses oncles et ses tantes, ses nombreux cousins faisaient un pèlerinage dans la montagne sur la tombe du Saint de leur région. Elle se souvenait de la route et de ses tournants en épingle qui lui donnaient la nausée. Les odeurs de mouton grillé mêlées aux effluves des cerisiers en fleurs. Son père déposait du sucre sur la tombe du Saint, elle devait le lécher. Les guêpes qui voltigeaient autour d’elle et qui semblaient être prêtes à se poser sur sa langue la terrorisaient mais, comme chaque année, son père lui assurait que ces guêpes-là ne piquaient pas. Et, en effet, elle n’avait jamais été piquée.

Tel Aviv, Portes ouvertes

Le vendredi 8 et le samedi 9 mai 2009, Tel Aviv s’ouvre à nous grâce à l’événement Batim m’Bifnim, Houses from within, בתים מבפנים en français Portes ouvertes, l’équivalent telavivien des Journées du Patrimoine.

Le public est invité pour la troisième année consécutive  à visiter plus de 130 lieux, des maisons d’artistes et d’architectes, à découvrir des lieux insolites. Malheureusement la plupart des tours guidés sont déjà complets.

Plus d’informations, en anglais et en hébreu sur  batim-il (toutes les photos sauf la dernière proviennent de ce site)

Je me suis concocté un petit week-end très culturel, avec des activités pour toute la famille.

Vendredi après-midi, nous irons à vélo visiter:

EDIT Editing Studios
1a Barzilai street, Tel Aviv ( en face du Gan Hachashmal).
Vendredi, 8.5, 10:00-15:00. Samedi, 9.5, 10:00-15:00.
Un studio de montage installé dans un immeuble de style moderne des années 1930 dont les salles sont décorées avec beaucoup d’humour.

Puis de là, nous rejoindrons

La  Station des Pompiers de Tel Aviv תחנת כיבוי אש תל אביב-יפ

231 rue Ibn-Gvirol . Au coin de la rue 1 Shai Agnon.
Vendredi, 8.5 13:00-17:00. Samedi, 9.5, 11:00-16:00   Tours guidés à chaque heure ronde.
Architecte: Raffi Lermann. Décoration d’intérieur: Anat Lermann 1989.

Accueillis par les pompiers de Tel Aviv, on pourra grimper en haut de la tour d’observation qui offre un magnifique panorama de Tel Aviv et découvrir les camions-citernes dont le premier, Mehira;  nommé d’après le premier maire de Tel Aviv Meir Dizengoff.

Ensuite, nous visiterons
La Maison des Matkot,  The Paddles (Matkot) House

61 Shabazi coin de Yehuda Hassid, Neve Tzedek.

vendredi, 8.5, 16:00-18:00.

Le seul musée de Matkot, une sorte de ping pong de plage. Une collection de plusieurs centaines de raquettes en bois, certaines transformées en meubles, en tables et en oeuvres d’art. Son curateur, Amnon le Canon, le roi des Matkot est aussi le joueur de matkot le plus connu de tout le Moyen Orient!

Portes ouvertes, 10 personnes pouront rentrer dans la maison toutes les demi-heures.

Samedi matin,
La nouvelle piscine Gordon
Point de rencontre: près du Colliseum club, Kikar Atarim.
Samedi . 9.5, 9:30.
Les architectes Prof. Yael Moria  et Alon Bin-Nun feront connaître au public les changements opérés sur la mythique Piscine Gordon.

Puis,
Le centre de pompage  “Basa” Pumping Station (Sewage Delivery)
rue Elizabeth Bergner et Nahum Goldman st., Jaffa (en face du musée Etzl).
Vendredi, 8.5, 9:00-14:00. Samedi, 9.5, 10:00-17:00.
Une rare opportunité de connaître une station de pompage qui dirige les eaux usées vers la station d’épuration régionale de Shafda

Ensuite, visite de l‘appartement écologique « L’arbre dans la ville »,  “Tree in the City”
23 rue Bialik , Tel Aviv.
Vendredi, 8.5,10:00-16:00. Samedi, 9.5, 11:00-19:00.
Un appartement écologique au rez-de-chaussée d’une maison de style éclectique construite en 1925. Au programme, compost, papier mâché et recyclage.

Et pour finir, La Foire du Levant, grandeur et décadence

Point de rencontre: La porte de la rue  Ta’arucha.Samedi, 9.5, 17:00. Un tour guidé retraçant l’histoire d’un des projets les plus innovants des Juifs du Yishouv dans les années 1930, guidé par l’architecte Sigal Davidi

Bon, c’est le programme, nous verrons bien si nous résisterons à l’attrait de s’assoir tout simplement sur une des plages de Tel Aviv.

Photo Rachel Samoul

Les sables colorés du Néguev

Sables colorés du Néguev

Sables colorés du Néguev

Rien de mieux qu’une virée dans le désert du Néguev pour se dépayser. Emmenez les enfants  au Grand Cratère,  (המכתש הגדול). Attention, avant le voyage, munissez-vous de petites bouteilles vides.

Partez vers le sud. Dépassez Beer Sheva puis rentrez dans Yeruham et continuez tout droit sur la route qui descend vers le cratère. La vue est tout simplement époustouflante.

Arrêtez-vous au bord de la route,  marchez quelques mètres et les sables colorés sont là: beige, jaune, blanc, gris, rose, mauve, toute une palette étonnante.

Sarah, Anaël et Noam ont adoré gambader sur la montagne à la recherche d’une nouvelle nuance de sable.

Une fois les bouteilles pleines, si comme nous, vous vous apercevez que vous n’avez pas de bouchons pour les fermer mais que par contre vous avez des bougies dans la voiture parce que c’est Hanoucca, vous pouvez avoir recours à la solution spécial Hanoucca de Diana: sceller les bouteilles avec une bougie fondue. On peut aussi envisager, comme l’a suggéré Sarah,  8 petites bouteilles de sable coloré surmontées de 8 bougies pour Hanoucca.

Précisions pour les amateurs de géologie: Le Machtesh HaGadol, le Grand Cratère n’est pas le plus grand des cinq cratères du Néguev. Mais, le Grand Cratère a été découvert avant celui de Mitspe Ramon et a donc a gardé son nom de Grand. Il ne s’agit pas de cratères d’anciens volcans ou encore de cratères provoqués par le choc de météorites  mais de cirques d’érosion karstique. La montagne s’effondre sur elle-même parce que les roches dont elle est constituée sont molles (principalement dolomies et calcaires).