mars 2010
D L Ma Me J V S
« fév    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Première exposition de Julie Schamisso à Bruxelles

Quand Dan, mon fils, m’a annoncé que son ami Dotan venait d’être papa, j’ai fondu en larmes. Je les revoyais tous les deux, jouant comme deux petits garçons curieux. Le fils de Dotan s’appelle Abir, אביר un nom biblique, qui viendrait d’un mot qui veut dire aile.

Une semaine après, quand à Bruxelles, je suis allée voir l’exposition de Julie Schamisso, j’ai de nouveau fondu en larmes. Comment cette petite fille que j’avais tenue dans mes bras, dont j’aimais les joues rouges, avait peint ces peintures-là? J’en avais déjà vu quelques-unes mais  ses oeuvres exposées ensemble dans un cadre officiel révèlent la force de son talent. Et elle a seulement 24 ans.

IMG_3268

C’est vrai, je vous l’avoue, j’ai la larme facile; mes proches se moquent volontiers de moi à ce sujet. C’est vrai, ce billet n’a rien à voir avec Israël mais il a beaucoup à voir, avec cette notion de kef, de plaisir de vivre, le plaisir de voir nos enfants et ceux de nos amis déployer leurs ailes, prendre leur envol et réaliser leurs rêves.

Merci Julie!

Expo

L’exposition se déroule jusqu’au 20 décembre à la galerie Les Arts, rue du Bailli 43, 1050 Bruxelles

du mardi au samedi de 10h à 18h30 Tel: 02 6465459 lesarts@gmail.com

Ce soir septième bougie de Hanoucca.

Les enfants sans ombre

Les enfants sans ombre est un documentaire sur un enfant caché en Belgique, Shaul Harel. Pendant la projection vendredi dernier, à Beth Hatfutsoth, le Musée du peuple juif,  je n’ai pensé qu’à un autre enfant caché qui nous a quitté cette année, mon beau-père Léon Péguine et j’ai beaucoup pleuré.

Dans ce film, l’histoire  de Shaul Harel rejoint l’histoire de tous les enfants cachés. Quand un film qui décrit une histoire particulière touche à l’universel, un créateur a atteint son but. Sans pathos, par petites touches, on suit Charlie Hilsberg, enfant caché à l’âge de 5 ans, en 1942 en Belgique, devenu le professeur Shaul Harel, un éminent neuro-pédiatre israélien. Shaul Harel, est de retour à Bruxelles, devant les portes des maisons où il a été caché et raconte, grâce au témoignage de sa soeur Regina plus âgée que lui, à ses filles et à ses petits-enfants.

Les enfants sans ombre

Dans la salle se trouvaient Bernard Balteau, le réalisateur, Luc Dardenne et des membres de sa maison de production Dérives, Shaul Harel et sa famille,  Ziegi Hirsch, Andrée Geulen, Juste parmi les Nations, l’Ambassadeur de Belgique en Israël, Bénédicte Frankinet, Jerry Rubin, président de l’association des Enfants cachés,  Robert Fuks et d’autres enfants cachés. Je ne peux les citer tous mais j’ai rarement eu l’impression d’être entourée d’autant de menschs.

Andrée Geulen et Luc Dardenne

Andrée Geulen et Luc Dardenne

Projection Mardi 4 novembre, 20h à Wolubilis 251, Avenue Paul Hymans 1200 Woluwe-Saint-Lambert Projection suivie d’une rencontre avec Bernard Balteau et Shaul Harel

Réservation indispensable avant le 30 octobre Fax 04/324 66 98 Email : derives@skynet.be

Diffusion Mercredi 11 novembre 2009 à 23h sur La Une (RTBF)

Si vous n’êtes pas en Belgique, vous pouvez commander le DVD en vous adressant à derives@skynet.be

Bernard Balteau a aussi réalisé le documentaire Un simple maillon sur Andrée Geulen

Lire aussi Les visages du XXième convoi à Bruxelles

Tapis de fleurs à Tel Aviv sur la place Rabin

Un tapis de fleurs est déroulé tous les deux ans sur la Grand-Place à Bruxelles. Dans le cadre des festivités du centième anniversaire de Tel Aviv et du mois de l’art à Tel Aviv, le tapis de fleurs vient se déployer sur la place Rabin. Le dessin du tableau s’inspire de motifs de carreaux de céramique et de fresques qui ornaient les premières maisons de Tel Aviv:
des chameaux, des palmiers, le logo du centenaire et aussi celui de la ville dessiné par Nahum Gutman.
Les cinq cent mille fleurs, des bégonias, ont été acheminées par avion de Belgique. Malheureusement, à cause de contretemps techniques, le tapis volant a atterri avec un jour de retard. L’inauguration en présence du bourgmestre de la ville de Bruxelles Freddy Thielemans et du maire de Tel Aviv, Ron Huldai s’est donc fait sans lui. Un peu surréaliste!
L’ambassadrice de Belgique, Madame Bénédicte Frankinet s’est exclamée:
Ceci n’est pas un tapis de fleurs.
Les fleurs sont finalement arrivées et le résultat est très réussi!

Le tapis de fleurs en images:

Une couronne offerte par la Ville de Bruxelles en souvenir d’Itshak Rabin:

IMG_2446

Une place pour le Roi des Belges, Albert 1er à Tel Aviv

Saviez-vous que le Roi des Belges, Albert 1er avait sa place à Tel Aviv?

IMG_1852

La légende du panneau: le roi Albert (1875-1934) qui a fait une visite à Tel Aviv

Pour la petite histoire Albert 1er a accédé au trône le 23 décembre 1909 alors que la naissance officielle de Tel Aviv est le 11 avril 1909,  voilà 100 ans.

Le Roi-Chevalier a visité la ville en 1933, en compagnie du maire de Tel Aviv, Méïr Dizengoff qui lui a promis une place à son nom.

Cette place au coeur de Tel Aviv est particulièrement agréable. Deux énormes ficus en son centre, un banc et de beaux bâtiments, entre autres, la Maison de la Pagode, de style éclectique, caractéristique du tout début de Tel Aviv et une très belle maison Bauhaus, les deux récemment rénovées.

La maison de la pagode, place Albert 1er

La maison de la pagode, place Albert 1er

Deux cafés qui méritent le détour, Yoel pour avoir l’impression d’être en  חוץ לארץ , houtz la haretz, hors du pays et plus précisément en France, brioches, croissants, tartes et Carla Bruni en musique de fond et Ben Ami pour rencontrer des célebs, des célébrités locales, mannequins et artistes.

A défaut du roi Albert, Albert II cette fois, le maire de Tel Aviv, Ron Huldaï va rencontrer le maire de Bruxelles, Freddy Thielemans pour inaugurer le tapis de fleurs le 15 septembre qui s’étendra sur la Grand Place locale, la place Rabin, le Kikar Rabin.

Une présentation d’El Al qui assure le transport des 800 000 fleurs de Belgique!

La Ville Blanche, le mouvement moderne à Bruxelles

L’histoire de cette exposition n’est pas anodine. Bien que certaines personnes malintentionnées aient tout fait pour l’annuler, elle a finalement lieu et ce n’est pas un poisson d’avril, malgré la date de l’ouverture!

De plus, c’est vraiment une date festive car c’est le 1er avril 1919 que fut fondée officiellement à Weimar l’école du Bauhaus, avec à sa tête Walter Gropius, et dont la devise était L’art et la technique, une nouvelle unité.

Plus qu’une école, le Bauhaus était un mouvement révolutionnaire, une nouvelle façon d’envisager non seulement l’art et l’architecture mais aussi le quotidien.

Donc chers amis de Belgique, vous pouvez fêter le 90ième anniversaire du Bauhaus, le 1er avril et le centenaire de Tel Aviv (les festivités à Tel Aviv commencent le 3 avril) en allant à cette expo! Tout en affirmant que les censeurs ont toujours tort!

Pour suivre toutes les péripéties autour de l’exposition:

De la grisaille bruxelloise sur la Ville blanche

La Ville Blanche à Bruxelles, victoire de la culture



Les visages du XXième convoi à Bruxelles

Actuellement à Bruxelles, en face du Palais Royal, sur les grilles du Parc Royal, sont étendus trois larges bâches quadrillées avec des photos d’identités de visages d’inconnus. Le calicot est long et si on se donne la peine, on découvre, une photo du Musée Bellevue, qui se trouve en face avec les mots

TRANSPORT XX, Malines- Bootmeerbeek -Auschwitz

img_0057

Aucune explication. Rien. Un papier plastifié accroché à l’un des barreaux des grilles indique qu’il faut se rendre au Musée Bellevue pour une feuille explicative.

J’y suis allée avec des amis et avec Anaël et Emilie respectivement 10 ans et 10 ans et demi.

Joëlle qui était allée chercher la fameuse feuille explicative, est revenue 20 minutes après parce qu’il n’en restait plus et qu’il fallait en photocopier des nouvelles.

img_0055

Nous avons pris le temps de regarder, de dévisager. Et c’est ce regard qui a essayé d’isoler chaque visage, qui leur a redonné une identité. Pas un regard en passant, mais un long regard qui permet d’isoler chacun de son voisin. Alors, au lieu de la masse informe de visages qu’on voit au premier coup d’oeil, comme donnée en pâture au promeneur non informé, on distingue quelqu’un, une personne.

La présence des enfants a encore accentué la qualité du regard.

Elles ont cherché des enfants de leur âge et il y en avait.

Elles ont cherché des bébés et il y en avait. Une fois Joëlle revenue avec la feuille explicative, nous avons lu que le bébé le plus jeune de l’histoire de la déportation des Juifs de Belgique se trouvait dans ce convoi, il avait trois semaines.

Elles ont demandé, qui a pu sauter du train, qui a été mis au travail, qui dans les douches?

img_0060

Pour cette femme dont le regard nous a ému, nous n’avons pas su répondre.

Pour plus d’informations Jusqu’au 15 mars 2009

Israël photographié par Robert Capa à Bruxelles

Je suis actuellement à Bruxelles et j’ai eu l’occasion de visiter la rétrospective sur Robert Capa qui a lieu jusqu’au 19 avril 2009  au Musée juif de Bruxelles. Toute l’exposition vaut vraiment la visite mais je ne parlerai que des photos israéliennes de Robert Capa (1913-1954), créateur de l’agence Magnum. Il s’est rendu régulièrement de 1948 à 1950 en Israël où il a photographié les nouveaux émigrants. En 1948, il est présent lors de la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël.

img_00392

Il photographie l’arrivée des bateaux de réfugiés et les premiers pas des nouveaux immigrants dans les camps d’accueil aux conditions difficiles comme Shaar Haaliah près de Rosh Ha’ain. Il s’intéresse surtout aux gens, il intercepte un regard, une attitude, une détresse.

Il célèbre aussi la force de vie du nouveau pays: des adultes qui apprennent l’hébreu, des familles qui se détendent dans des cafés de Tel Aviv, d’autres qui se baignent près de l’épave de l’Altalena.

img_00412

L’intensité des photos est incroyable, un cliché de Capa, c’est l’Histoire en condensé.

A signaler, mardi 7 avril 2009 de 12h30 à 13h30 Robert Capa: un photographe face à l’Histoire
Conférence du Professeur Danielle Leenaerts (ULB) au Musée

La Ville blanche à Bruxelles, victoire de la Culture

Dans mon billet du 5 février 2009 intitulé Grisaille bruxelloise sur la Ville blanche, je faisais état de la déprogrammation d’une exposition sur la « Ville Blanche et le mouvement moderne à Tel Aviv » par le Civa et La Cambre, à Bruxelles.

Depuis, dans un communiqué du 10 février 2009, la Direction et le Conseil pédagogique de l’ISACF La Cambre ont décidé de reprendre le partenariat avec le CIVA en vue de l’organisation de cette exposition. D’autre part, le Civa, en partenariat avec la ville de Tel Aviv et le ministère israélien des Affaires étrangères annonce que l’exposition aura lieu du 31 mars au 31 mai 2009 à l’espace La Cambre-Flagey.

La carte blanche publiée dans le journal belge Le Soir Quand le CIVA et La Cambre – Architecture censurent le patrimoine mondial de l’humanité et les réactions vives face à cette tentative de boycott culturel semblent avoir eu de l’effet.

C’est une excellente nouvelle, c’est la victoire de la culture!

Donc, si vous ne pouvez pas venir sur place admirer de visu les bâtiments modernes de Tel Aviv, n’hésitez pas et allez voir l’exposition, un coup de soleil sur Bruxelles!

Pour voir un débat sur le sujet sur Télé Bruxelles, Quand culture et politique s’emmêlent

Maison Kruskal, angles rue Hess 21 et Idelson 25

Maison Kruskal, angles rue Hess 21 et Idelson 25

Cette maison a été construite par l’archictecte R. Kauffmann en 1931. Voir le guide bilingue édité par le CIVA, Sur les traces du modernisme


De la grisaille bruxelloise sur la Ville Blanche

Aujourd’hui à Tel Aviv, il fait un temps magnifique, la Ville blanche est inondée de soleil. Plus je vis ici, plus j’adore cette ville née en 1909, 100 ans déjà, seulement 100 ans. Tel Aviv est plus vieille que l’Etat d’Israël!

J’adore me promener et découvrir au détour d’une rue, une magnifique façade moderniste. Mon amour pour le Bauhaus vient peut-être du fait que j’ai habité plus de 10 ans au 29 rue Gordon, la Bet Judaikin, construite en 1936, voir la photo.

C’est pourquoi je suis vraiment touchée, suite à la décision de deux institutions culturelles de Bruxelles, de déprogammer une exposition sur la Ville Blanche à Bruxelles.

Voir l’article L’hypocrisie ensable Tel Aviv

En tant qu’habitante de Tel Aviv, je remercie les signataires de la carte blanche publiée aujourd’hui dans le journal belge Le Soir,

Quand le CIVA et La Cambre – Architecture censurent le patrimoine mondial de l’humanité

29-31 rue Gordon Tel Aviv, Photo OhSoArty

29-31 rue Gordon Tel Aviv, Photo OhSoArty

Pour l’article en anglais d’où vient la photo: Arty childhood memories