Gilad Shalit est 1337 jours en captivité. Il est depuis le 25 juin 2006 dans les mains du Hamas.
Malheureusement, tout porte à croire qu’il va passer son quatrième Pourim loin de sa famille. L‘armée des amis de Gilad organise en Israël une campagne de sensibilisation à l’approche des 1400 jours.
Il suffit d’ envoyer un message par SMS, un texto à Guilad Shalit pour Pourim. Si vous avez un téléphone israélien, écrivez votre message et tapez 1400. Les message seront transférés par e-mail à la Croix Rouge de 50 pays.
Paree que Gilad Shalit en 1337 jours n’a eu le droit ni à des lettres, ni à des coups de fils, ni à des colis, ni à des visites de médecins, ni même à la visite de la Croix Rouge.
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Cette vidéo est en hébreu mais même si vous ne parlez pas cette merveilleuse langue, vous comprendrez.
Regardez les jours défilés en haut et à droite de l’image. C’est terrible. Le temps passe de manifestations en protestations, d’espoirs en espoirs déçus.
1300 jours, c’est trop, c’est beaucoup trop.
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Demain, c’est Rosh Hodesh, un nouveau mois qui commence dans le calendrier hébraïque, le mois de Shevat, le mois de T’u BiChevat, le 15 du mois de Chevat, le nouvel an des arbres. Dans le calendrier occidental, cette année, ce sera un shabbat du 29 à la tombée de la nuit au 30 janvier 2010. Je n’ose même plus écrire que j’espère tout de mon coeur que ce mois-ci, nous verrons la libération de Gilad. Mais que faire d’autre?
Gilad Shalit est dans les mains du Hamas 1260 jours. Ce soir, en Israël, sur la chaine 10, a été diffusé un film de Tal Goren intitulé Une famille en prison משפחה בשבי
Le film suit la famille Shalit sur une période de trois ans et se termine avec le visionnement de la cassette où apparait Gilad Shalit, le 4 octobre 2009.
La caméra montre Aviva et Noam Shalit qui se retrouvent sous les feux des projecteurs pour essayer de sauver leur fils, pour qu’on ne l’oublie pas, pour que cela soit essentiel de tout faire pour le ramener en vie.
Pourtant, ce sont des gens réservés mais ils n’ont pas le choix.
Aviva Shalit ne veut pas être une personne publique. Elle dit: Je veux retrouver Gilad, mon fils privé à moi.
C’est un documentaire sensible et retenu où des parents se battent pour sauver leur enfant.
Ce matin, à la radio israélienne, le sujet majeur est la libération possible de Gilad Shalit. Plusieurs fois déjà, pendant cette longue période de 1247 jours, il y a eu des rumeurs, il y a eu des presque échanges, il y a eu de l’espoir. J’aimerais tellement que cette fois-ci, ce soit vrai. En hébreu, on dit Halevai…
J’ai toujours aimé cette chanson de Boaz Charabi qui a grandi dans le quartier où j’habite à Tel Aviv. Les paroles sont de Ehud Manor, le célèbre parolier d’Israël.
Halevai est un mot hébreu que l’on peut traduire par une paraphrase, Si seulement cela pouvait se réaliser
Boaz Sharabi chante dans la chanson: Si seulement, il y avait une chance pour l’amour
Si seulement, les portes du paradis s’ouvraient
Si seulement, l’Orient et l’Occident se mélangeaient
Si seulement, Gilad Shalit rentrait à la maison…
Pour lire les très belles paroles en hébreu, cliquez ici
Soukkot est en Israël une fête très agréable et très visuelle. La fête de la joie. Les balcons des villes, les parkings, les jardinets s’emplissent de cabanes.
A Tel Aviv, il y a un marché de Soukkot sur la place Rabin. On y trouve des kits à soukkot, des décorations et surtout le loulav et l’etrog, l’arava et l’hadass sur lesquels se font les bénédictions. Dan qui nous a accompagné au marché lui a donné le nom de SUKEA!
Une tradition kabbalistique parlent de 7 invités spirituels, d’ushpizin qui se rendraient dans la soukka, suivant les 7 jours de la fête. L’invité du premier jour de fête serait Abraham et l’idée de miséricorde, de חסד. La video de Gilad Shalit a été montrée à la télé israélienne vers 16h00 juste avant le début de la fête et dans toutes les cabanes d’Israël, il n’a été question que de lui. Comment se sent-il? Sa mine, son poids, son amorce de sourire. A-t-il été drogué? Et ses parents, sa mère? Cette cassette est-elle le premier pas vers sa libération? Comment se fait-il qu’il ait fallu attendre trois ans? Qu’a fait la Croix rouge? D’innombrables questions, un soulagement, il est vivant, et de la peine.
Cette année, dans les souccoth d’ Israël, aux côtés d’Abraham, le premier oushpezin se trouvait Gilad Shalit.
Gilad Shalit est né le 28 août 1986, il a été kidnappé par le Hamas le 25 juin 2006 alors qu’il se trouvait en territoire israélien. Depuis lors, il n’a reçu aucune visite de la Croix Rouge. Il a donc fêté, célébré, marqué, rappelé, commémoré, pensé à; je ne sais pas quel mot utiliser; je ne connais pas de verbe qui pourrait dire : passer ses anniversaires de 20 ans, 21 ans, 22 ans et maintenant de 23 ans quand on est prisonnier du Hamas, loin de chez soi, loin de sa famille, seul.
Malheureusement, le billet que j’écrivais au mois de juin, Pour ne pas oublier Gilad Shalit, pour marquer ces trois ans de détention est toujours d’actualité.
Si vous êtes sur Twitter, participez à la campagne Twitt4Shalit en utilisant le hashtag #GiladShalit pour que Gilad soit la préoccupation première des utilisateurs de Twitter.
Aujourd’hui, la jeune soeur de Gilad Shalit, Hadass Shalit commence son service militaire.
Jeudi 27 août de 17 à 21 heures , manifestation pour Gilad devant la Kyria à Tel Aviv, 23 torches au lieu de 23 bougies d’anniversaire
De date symbolique en date symbolique, de rumeur de libération prochaine en espoir déçu, de manifestation en manifestation, on essaie de parler de Gilad Shalit le plus souvent possible. J’aimerais tellement demain écrire un billet vous racontant l’émotion de tout un pays qui accueillerait Gilad à la maison.
Et toujours la chanson d’Aviv Gefen, Notre enfant à tous
Le propos de Kef Israël est de parler de la vie quotidienne en Israël avec ses grands kefs/kifs comme la mer, les fruits, la fête. Malheureusement, impossible de rendre la réalité israélienne, sans parler de douleur et de deuil, d’inquiétude et d’angoisse.
Ce matin, j’ai entendu sur Galei Tsahal, la radio de l’armée israélienne, une interview d’Aviva Shalit par Yaël Dan.
La douleur d’Aviva Shalit, la mère de Guilad, ce jeune soldat franco-israélien kidnappé, en territoire israélien, il y a trois ans, le 25 juin 2006 et qui n’a eu le droit à aucune visite de la Croix rouge.
Avec beaucoup de retenue, à la question qu’on lui posait, si elle pouvait dormir la nuit.
Aviva Shalit a répondu:
Quelle importance si je dors ou pas la nuit.L’important, c’est ce qui se passe avec Guilad.
L’important, c’est de ne pas oublier Guilad. Le temps nous est compté.
http://www.avivarchive.co.il/shalit.html
Si vous aussi,vous ne voulez pas oublier Guilad,vous pouvez:
en Israël
manifester le 25 juin à 19h00 à Tel Aviv en face de la Kyria, rue Kaplan
en Belgique
L’association Soutien belge à Guilad Shalit a décidé avec l’accord des parents de Guilad Shalit d’organiser une chaîne humaine de solidarité . Rejoignez-les :
Le jeudi 25 juin 2009, de 12h30 à 13h30, à Bruxelles, rue de la Loi, devant le Berlaymont, 1040 Bruxelles
Si vous êtes sur Twitter, faîtes que Gilad devienne le sujet du jour en twittant avec le signe #Gilad
En Israël, on passe de la tristesse extrême à la joie intense quelquefois sans transition, comme lors du passage de Yom Hazikaron à Yom Haatsmaout.
En Israël, on peut continuer à faire la fête et à être heureux alors qu’Ahmadinejad continue son programme nucléaire, le Hisbollah s’arme toujours et aucune nouvelle de Gilad Shalit, dans les mains du Hamas depuis 1048 jours sans que la Croix Rouge n’ait pu lui rendre visite.
En Israël, on peut être heureux à Tel Aviv alors que les roquettes tombent sur le sud du pays ou sur le nord. On peut à d’autres moments apprécier le calme de la Galilée alors que l’Intifada fait rage à Tel Aviv.
Ce vendredi après-midi dans une petite rue du Souk HaCarmel, le marché de Tel Aviv, avant que tout se calme pour le shabbat, j’ai ressenti cette pulsion de vie quoiqu’il arrive.
D’un côté de la rue, il y avait l’inauguration d’un restaurant du marché, houmous et autres plats épicés, accompagné de musique orientale, de l’autre côté de la rue à une cinquantaine de mètres, un incendie avait nécessité l’intervention des pompiers.
Voilà les images filmées par Charles Peguine:
Shabbat shalom
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