Dix restaurants cashers à Tel Aviv

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Un billet de l’Invitée particulièrement appétissant puisque l’écrivaine Esther Orner nous fait le plaisir de nous livrer ses restaurants cashers préférés à Tel Aviv.

Mes restaurants préférés.

Depuis pas mal de temps Rachel Samoul me demande pour son blog un texte sur mes restaurants Casher à Tel Aviv. Je remets et je remets. Il est vrai qu’ils sont rares dans ma ville même s’il y a en de plus en plus depuis que les Juifs français se concentrent ici et pas seulement à Jérusalem, Netaniah et Ashdod.

Ma difficulté à recommander des restaurants en général c’est qu’ils ne tiennent pas toujours la route. Le personnel change souvent. Pire le chef s’en va quand ce ne sont pas les patrons qui remettent l’affaire à d’autres. Seule demeure l’enseigne. Ou encore une carte qui change trop souvent. Sans doute pour attirer  un nouveau public, ou alors pour le garder. Ainsi le restaurant L’entrecôte, Ehad Haam 28 coin Nahalat Byniamin, qui au début était calqué sur ses homologues français et qui garde un bon niveau, ne servait que cette viande que l’on trouve toujours, mais aussi du poisson, des brochettes, des Shnitzels, plat national. Ces fameux Shnitzels ont même envahi des restaurants yeménites populaires comme mon préféré, pas cher et de très bonne qualité – Hatavlin chel Erez, rue Nachliel 28 Kerem Hatémanim qui se trouve derrière le Souk HaCarmel. Puis il y a Bucci à Chechounat Hatikva, rue HaEtsel spécialiste de brochettes et de petites salades où j’aime amener mes amis qui viennent de France plutôt que dans des restaurants de style européen. Avant nous y allions le soir. Maintenant je le recommande plutôt le jour pour y faire un détour par son authentique souk. Ces restaurants sont tous à base de viande. Pas vraiment pour végétariens, bien que l’on y trouve des légumes, des salades, des légumineuses dont le Houmous chez les orientaux.

Et pour les Breakfast basés sur les laitages mon préféré c’est Bakery 29 rue Ehad Haam dont les bénéfices sont versés à Tsahal.

Il y a quelques années j’allais au moins une fois par mois avec une amie yérosalémite Chez Judith au Gan Hair. Restaurant-pâtisserie hongroise. Chez Judith – une institution et une entreprise familiale. Judith qui n’était plus toute jeune y passait ses journées à regarder ses enfants qui avaient pris la suite. Elle est morte subitement et selon la rumeur l’empire s’est écroulé pour de sombres histoires d’héritage. Des fringues remplacent ce haut lieu pour dames d’un certain âge échappée de l’empire Austro-Hongrois. J’exagère un peu. Depuis longtemps c’étaient les descendantes de ces dames parfois accompagnées d’un monsieur toujours bien mis. Nous avons fini par aller chez Greg qui a ouvert à deux pas de Chez Judith, la défunte. Le public est mélangé. Le repas est également  halavi, lacté et plus varié.

Pour les événements, lors d’un anniversaire, à Pourim, le jour de l’Indépendance, je recommande le 11 au Crowne Plaza au centre Azriéli.  Restaurant chic avec un côté playtime. Là aussi les changements sont fréquents mais sous contrôle.

J’allais oublier mon Falafel et ma Pizza. Le falafel de Gabbai  au 25 Rue Bograchov, qui a rajouté au menu des soupes orientales, mais aussi les inénarrables Chnitzels.  C’est ce que l’on appelle la cuisine-fusion. Et l’endroit est toujours plein. Le falafel n’est-il pas notre fastfood ? Et de surcroit végétarien. La Pizza Fino, restaurant de spécialités italiennes, est tenue par un couple d’italiens court de taille tout en rondeur au 169 la rue Ben Yehouda, coin Jabotinski.

Et je viens de rajouter à cette liste pas du tout exhaustive la Houmoussia de Shlomo et Doron recommandée par Kef Israel.

Tous ces restaurants sont bien sûr fermés Shabbat et fêtes chômées et ne mélangent pas les aliments lactés (Halavi)et les aliments carnés (Bassari).