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Coquillages, coques et guerre, un poème de Pnina Amit

La semaine dernière, dans mon billet Blogueuse en Israel, le temps qui passe, la main qui écrit, je vous parlais d’une soirée de poésie pour le lancement du recueil de la poétesse Pnina Amit צדפים קונכיות ומלחמה , Coquillages, coques et guerre. Le livre est  illustré par le peintre Moshe Kadishman.  Esther Orner a traduit l’un des poèmes en français. Pnima Amit est elle-même traductrice, elle traduit de l’anglais des poèmes indiens.

J’avais envie de partager ce poème de langue hébraïque traduit en français avec vous.

Pnina Amit et Esther Orner m’ont donné l’autorisation de le publier sur Kef Israel en avant-première. Je les en remercie.

Coquillages, coques et guerre /Poème 25

Cette nuit j’ai écouté la pluie s’acheminant à la mer. Et la mer est pleine
de léviathans gémissants, des perles poussent enlacées dans des coquilles
et le cœur de la mer bat, vers les plages des barques de pêcheurs attendent

à Bagdad des jeunes filles apprennent l’art du ballet
opposées
aux rebelles. Des terroristes
traversent Jérusalem
mon artère principale est bouchée
par les guerres.

Mon amour est en veille ailleurs

Enlace-moi, enlace, enlace
jusqu’à ce que les sentinelles qui tournent dans les rues me trouvent
jusqu’à ce que la nuit
de la mer  brise des coques sur la plage

Blogueuse en Israël, le temps qui passe, la main qui écrit

J’aime la vie de blogueuse car c’est une vie libre. Il faut pourtant un minimum de contraintes et je me les donne avec plaisir. Je sais plus ou moins ce sur quoi je veux écrire, ce que j’ai envie de partager avec vous mais quelquefois, j’ai l’impression que la vie s’emballe et j’ai soudain l’embarras du choix.

Comme aujourd’hui, le 29 octobre 2009.

29 octobre 2009 correspond cette année à la date hébraïque du 12 Heshvan, jour de commémoration officiel du meurtre d’Ytshak Rabin. 14 ans déjà. Ce soir, l’école d’Anaël organise une marche de Kikar Atarim jusqu’à la place Rabin en passant par le boulevard Ben Gourion. Je voulais filmer et écrire un billet.

Mais ce 29 octobre 2009, il pleut à Tel aviv, il y a du vent, le tonnerre gronde et j’aurais aimé prendre quelques photos pour vous montrer, enfin l’automne en Israël, que j’attendais depuis quelques semaines et clamer: ce matin, je n’ai pas chaud!

Parasol fermé!

Parasol fermé!

Et puis sur Twitter, je découvre qu’aujourd’hui, le 29 octobre, Astérix a 50 ans, Google a un logo spécial pour l’occasion et j’ai déjà le début d’un article en préparation intitulé Mazal tov Astérix!
asterix09

J’avais aussi envie de vous parler de la Force du nom, le colloque qui aura lieu la semaine prochaine à Jérusalem, de vous raconter les conférences du mensuel L’Arche en Israël, de traduire le billet de Sarah, Save the dates-Art in Tel Aviv sur les prochains rendez-vous artistiques à ne pas manquer notamment ce soir.

Je voulais vous raconter en détail  la soirée poétique hier soir à Tel Aviv, dans une librairie sur la place Rabin, pour le lancement du livre de la poétesse Pnina Amit, illustré par le peintre Moshe Kadishman,  צדפים קונכיות ומלחמה . Mon amie Esther Orner était présente et a traduit l’un des poèmes en français, en voici un très court extrait:

Coquillages, coques et guerre /Poème 25

Cette nuit j’ai écouté la pluie s’acheminant à la mer. Et la mer est pleine
de léviathans gémissants, des perles poussent enlacées dans des coquilles
et le cœur de la mer bat, vers les plages des barques de pêcheurs attendent…

Tous ces événements seront peut-être les sujets de futurs billets ou pas.

Certains me reprocheront de mettre sur le même plan, la pluie, Ytshak Rabin, la poésie et Astérix mais ce sont les événements qui ponctuent ma journée en Israël et dont je veux laisser des traces.

Cette installation de Michal Bar Oz et d’Ifat Moor se trouve dans le hall d’entrée de Beth-Hatfutsoth, le musée du peuple juif. Je l’ai remarqué quand j’ai assisté à la projection du documentaire Les enfants sans ombre. Elle  s’appelle Eternal repetition.


J’ai aimé le passage du temps, la main qui écrit, le temps qui passe et qui efface, et la main qui écrit encore et le temps qui passe et la main qui écrit….

Merci à tous ceux qui ont lu ce texte jusqu’ici. C’est un texte qui prend trop de temps à lire, pour un blog!…et il ne pleut déjà plus.