17e édition du Festival du Cinéma Israélien de Paris

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Brigitte C., la chroniqueuse Cinéma israélien, vous parle du programme du 17e Festival du Film israélien de Paris.

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Du 21 mars au 28 mars, plongez-vous dans une sélection de films israéliens. Il y en aura presque pour tous les goûts.

  • Des documentaires : Dimona Twist qui à travers la naissance de Dimona et le prisme du récit des sept pionnières met en lumière plusieurs aspects de la réalité israélienne passée et présente. Ben Gourion : épilogue et Les Colons film important et passionnant sur les implantations et l’esprit qui les anime à travers de multiples interviews.
  • Une dizaine de longs métrages dont deux comédies, l’une délicieuse Le Balcon des Femmes – Yismach Hatani et The 90 minute war qui prend le parti de régler le conflit israélo-palestinien à travers un match de foot définitif. 
  • Des films dramatiques dont plusieurs ont pour fond l’Holocauste et son influence sur la vie des protagonistes. Indoors de Eytan Green, metteur en scène chevronné qui a à son actif plusieurs films caractérisés par des héros quotidiens dont il parle avec une grande tendresse, dans celui-ci une famille se solidarise pour sauver la petite entreprise du père.
  • Six courts métrages de l’université de Tel Aviv qui évidemment excitent la curiosité et que vous pourrez visionner les uns à la suite des autres le 27 mars.

Le festival rend hommage à deux figures du cinéma :

  • à Ronit Elkabetz, actrice et cinéaste israélienne qui est une figure dominante du cinéma israélien, décédée le 19 avril 2016 à l’âge de de 51 ans. Trois films lui sont consacrés : Prendre femme, première partie d’un triptyque comprenant Shiv’a et Gett, le Procès de Viviane Amsalem, où on suit l’héroïne, du mariage au divorce, dans son développement personnel, ses interactions avec les membres de sa famille et voisins, entre tradition et émancipation. Mariage Tardif de 2001 de Dover Kosashvili qui se déroule dans la communauté géorgienne et parle cette fois de l’essai d’émancipation d’un homme de la gangue familiale et culturelle. La visite de la fanfare de 2007 de Eran Kolirin, film dont le succès ne se dément pas.

L’autre hommage est consacré à :

  • Micha Shagrir, cinéaste et producteur, décédé en 2015 à l’âge de 77 ans. Deux de ses films consacrés à la guerre de 67 sont programmés,  deux films qui portent un regard humaniste sur les soldats des deux côtés.

Ce festival, très intéressant, offre un florilège du cinéma israélien passé et présent. Le festival se déroule au cinéma Majestic Passy à Paris.

Soyez curieux. Amusez-vous bien. Emouvez-vous.

N.B. Deux autres films israéliens passent en ce moment à Paris : Tempête de sable qui se déroule dans une famille bédouine entre tradition et modernité et Personal Affairs dans une famille palestinienne, tous deux films délicats d’une grande qualité.

Brigitte C.

Le programme sur le site du Festival du Cinéma Israélien de Paris

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