Le dilemme d’une mère à Ashdod

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Stéphanie Share vit à Ashdod. Elle est historienne, spécialiste du négationnisme. Elle est mère de quatre jeunes enfants. Je reprends ici son statut sur Facebook:

« Un missile est tombé sur Ashdod hier soir. Est-ce que je mets mes enfants à l’école ce matin ? « Mais évidement, va répondre leur papa, sinon, ils ont gagné ». Au contraire, n’est-ce pas banaliser cet acte terrible que de les y mettre. Alors, Mesdames, laissez vos enfants partir, le dôme de guimauve va les protéger, puis les pièces sécurisées des écoles peuvent faire entrer un enfant sur deux, alors, laissez les. Mais moi, j’avoue, j’ai peur. Alors, je sais, j’ai le choix, une journée de travail va se rattraper en deux soirées allongées. Je sais aussi: je ne suis pas suffisamment Israélienne, je n’arrive pas vivre avec cette peur au ventre en laissant partir mes enfants. Je « confesse »: je ne suis pas non plus assez croyante, je devrais me dire, comme vous me le dites souvent: Hashem décide de tout, fais Lui confiance.

Je suis désolée, mais aujourd’hui : « La maitresse, cela va être maman ».


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