Gilad Shalit est 1337 jours en captivité. Il est depuis le 25 juin 2006 dans les mains du Hamas.
Malheureusement, tout porte à croire qu’il va passer son quatrième Pourim loin de sa famille. L‘armée des amis de Gilad organise en Israël une campagne de sensibilisation à l’approche des 1400 jours.
Il suffit d’ envoyer un message par SMS, un texto à Guilad Shalit pour Pourim. Si vous avez un téléphone israélien, écrivez votre message et tapez 1400. Les message seront transférés par e-mail à la Croix Rouge de 50 pays.
Paree que Gilad Shalit en 1337 jours n’a eu le droit ni à des lettres, ni à des coups de fils, ni à des colis, ni à des visites de médecins, ni même à la visite de la Croix Rouge.
Pour plus de vidéos et d’articles sur Gilad Shalit, cliquez ici
Cette vidéo est en hébreu mais même si vous ne parlez pas cette merveilleuse langue, vous comprendrez.
Regardez les jours défilés en haut et à droite de l’image. C’est terrible. Le temps passe de manifestations en protestations, d’espoirs en espoirs déçus.
1300 jours, c’est trop, c’est beaucoup trop.
Pour lire d’autres billets sur Kef Israel concernant Guilad Shalit, cliquer ici
Demain, c’est Rosh Hodesh, un nouveau mois qui commence dans le calendrier hébraïque, le mois de Shevat, le mois de T’u BiChevat, le 15 du mois de Chevat, le nouvel an des arbres. Dans le calendrier occidental, cette année, ce sera un shabbat du 29 à la tombée de la nuit au 30 janvier 2010. Je n’ose même plus écrire que j’espère tout de mon coeur que ce mois-ci, nous verrons la libération de Gilad. Mais que faire d’autre?
Gilad Shalit est dans les mains du Hamas 1260 jours. Ce soir, en Israël, sur la chaine 10, a été diffusé un film de Tal Goren intitulé Une famille en prison משפחה בשבי
Le film suit la famille Shalit sur une période de trois ans et se termine avec le visionnement de la cassette où apparait Gilad Shalit, le 4 octobre 2009.
La caméra montre Aviva et Noam Shalit qui se retrouvent sous les feux des projecteurs pour essayer de sauver leur fils, pour qu’on ne l’oublie pas, pour que cela soit essentiel de tout faire pour le ramener en vie.
Pourtant, ce sont des gens réservés mais ils n’ont pas le choix.
Aviva Shalit ne veut pas être une personne publique. Elle dit: Je veux retrouver Gilad, mon fils privé à moi.
C’est un documentaire sensible et retenu où des parents se battent pour sauver leur enfant.
Ce matin, à la radio israélienne, le sujet majeur est la libération possible de Gilad Shalit. Plusieurs fois déjà, pendant cette longue période de 1247 jours, il y a eu des rumeurs, il y a eu des presque échanges, il y a eu de l’espoir. J’aimerais tellement que cette fois-ci, ce soit vrai. En hébreu, on dit Halevai…
J’ai toujours aimé cette chanson de Boaz Charabi qui a grandi dans le quartier où j’habite à Tel Aviv. Les paroles sont de Ehud Manor, le célèbre parolier d’Israël.
Halevai est un mot hébreu que l’on peut traduire par une paraphrase, Si seulement cela pouvait se réaliser
Boaz Sharabi chante dans la chanson: Si seulement, il y avait une chance pour l’amour
Si seulement, les portes du paradis s’ouvraient
Si seulement, l’Orient et l’Occident se mélangeaient
Si seulement, Gilad Shalit rentrait à la maison…
Pour lire les très belles paroles en hébreu, cliquez ici
Soukkot est en Israël une fête très agréable et très visuelle. La fête de la joie. Les balcons des villes, les parkings, les jardinets s’emplissent de cabanes.
A Tel Aviv, il y a un marché de Soukkot sur la place Rabin. On y trouve des kits à soukkot, des décorations et surtout le loulav et l’etrog, l’arava et l’hadass sur lesquels se font les bénédictions. Dan qui nous a accompagné au marché lui a donné le nom de SUKEA!
Une tradition kabbalistique parlent de 7 invités spirituels, d’ushpizin qui se rendraient dans la soukka, suivant les 7 jours de la fête. L’invité du premier jour de fête serait Abraham et l’idée de miséricorde, de חסד. La video de Gilad Shalit a été montrée à la télé israélienne vers 16h00 juste avant le début de la fête et dans toutes les cabanes d’Israël, il n’a été question que de lui. Comment se sent-il? Sa mine, son poids, son amorce de sourire. A-t-il été drogué? Et ses parents, sa mère? Cette cassette est-elle le premier pas vers sa libération? Comment se fait-il qu’il ait fallu attendre trois ans? Qu’a fait la Croix rouge? D’innombrables questions, un soulagement, il est vivant, et de la peine.
Cette année, dans les souccoth d’ Israël, aux côtés d’Abraham, le premier oushpezin se trouvait Gilad Shalit.
Hier, j’ai passé un excellent aprés-midi. J’ai pris l’apéro sur ma terrasse avec mon amie Esther Orner, avec Sébastien du blog Manger à Tel Aviv, un ami virtuel sur Facebook et Twitter que je rencontrais pour la première fois, avec Yaël qui me ramenait une Anaël heureuse de l’achat de ses nouvelles Converse avec Sarah. Charles nous a fait un délicieux Thé des Moines, le coucher de soleil était particulièrement réussi. Nous nous sommes réjoui des quelques minuscules gouttes de pluie qui sont tombées. Puis je suis allée vérifier sur mon ordinateur si j’avais des nouvelles réponses à mon Smilblick israélien et j’ai vu la nouvelle: L’avion que pilotait Assaf Ramon, le fils du premier astronaute israélien Ilan Ramon mort dans la tragédie de la navette Columbia, s’est écrasé hier après-midi. Assaf Ramon avait 21 ans.
Depuis, je ne pense qu’à Rona Ramon et aux deux frères et à la soeur d’Assaf. J’ai allumé la télé, regardé les infos, vu le documentaire sur la préparation d’Ilan Ramon à son voyage dans l’espace. Ce matin j’ai écrit un texte qui sera publié dans le prochain Contact J que j’ai intitulé une Tragédie israélienne et je ne fais que penser à Rona Ramon, la femme d’Ilan, la mère d’Assaf. J’ai parlé au téléphone avec des amis qui ne font que penser à Rona Ramon. Je suis allée au marché, étrangement silencieux aujourd’hui. J’écoute la radio. je ne suis pas la seule à penser à la famille Ramon. Tout un pays a envie de pleurer.
Gilad Shalit est né le 28 août 1986, il a été kidnappé par le Hamas le 25 juin 2006 alors qu’il se trouvait en territoire israélien. Depuis lors, il n’a reçu aucune visite de la Croix Rouge. Il a donc fêté, célébré, marqué, rappelé, commémoré, pensé à; je ne sais pas quel mot utiliser; je ne connais pas de verbe qui pourrait dire : passer ses anniversaires de 20 ans, 21 ans, 22 ans et maintenant de 23 ans quand on est prisonnier du Hamas, loin de chez soi, loin de sa famille, seul.
Malheureusement, le billet que j’écrivais au mois de juin, Pour ne pas oublier Gilad Shalit, pour marquer ces trois ans de détention est toujours d’actualité.
Si vous êtes sur Twitter, participez à la campagne Twitt4Shalit en utilisant le hashtag #GiladShalit pour que Gilad soit la préoccupation première des utilisateurs de Twitter.
Aujourd’hui, la jeune soeur de Gilad Shalit, Hadass Shalit commence son service militaire.
Jeudi 27 août de 17 à 21 heures , manifestation pour Gilad devant la Kyria à Tel Aviv, 23 torches au lieu de 23 bougies d’anniversaire
De date symbolique en date symbolique, de rumeur de libération prochaine en espoir déçu, de manifestation en manifestation, on essaie de parler de Gilad Shalit le plus souvent possible. J’aimerais tellement demain écrire un billet vous racontant l’émotion de tout un pays qui accueillerait Gilad à la maison.
Et toujours la chanson d’Aviv Gefen, Notre enfant à tous
Le propos de Kef Israël est de parler de la vie quotidienne en Israël avec ses grands kefs/kifs comme la mer, les fruits, la fête. Malheureusement, impossible de rendre la réalité israélienne, sans parler de douleur et de deuil, d’inquiétude et d’angoisse.
Ce matin, j’ai entendu sur Galei Tsahal, la radio de l’armée israélienne, une interview d’Aviva Shalit par Yaël Dan.
La douleur d’Aviva Shalit, la mère de Guilad, ce jeune soldat franco-israélien kidnappé, en territoire israélien, il y a trois ans, le 25 juin 2006 et qui n’a eu le droit à aucune visite de la Croix rouge.
Avec beaucoup de retenue, à la question qu’on lui posait, si elle pouvait dormir la nuit.
Aviva Shalit a répondu:
Quelle importance si je dors ou pas la nuit.L’important, c’est ce qui se passe avec Guilad.
L’important, c’est de ne pas oublier Guilad. Le temps nous est compté.
http://www.avivarchive.co.il/shalit.html
Si vous aussi,vous ne voulez pas oublier Guilad,vous pouvez:
en Israël
manifester le 25 juin à 19h00 à Tel Aviv en face de la Kyria, rue Kaplan
en Belgique
L’association Soutien belge à Guilad Shalit a décidé avec l’accord des parents de Guilad Shalit d’organiser une chaîne humaine de solidarité . Rejoignez-les :
Le jeudi 25 juin 2009, de 12h30 à 13h30, à Bruxelles, rue de la Loi, devant le Berlaymont, 1040 Bruxelles
Si vous êtes sur Twitter, faîtes que Gilad devienne le sujet du jour en twittant avec le signe #Gilad
De Yom Hashoah à Yom HaZikaron, il fait triste en Israël. Des jours terribles. Hier soir à la télé, il y avait un reportage sur ces parents qui ont perdu leur fils, des orphelins d’enfants (il n’y a pas de mot pour décrire un tel état) et qui vivent désormais littéralement au cimetière, passant leur temps assis près de la tombe de leur fils, allumant des bougies, arrachant une fleur fanée, incapables de reprendre le fil de leur vie.
Pour la sirène de Yom Hazikaron יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל ולנפגעי פעולות האיבה à 11h00 ce matin, j’étais près du Dolphinarium où le 1 juin 2001, 21 adolescents sont morts dans un attentat-suicide devant la discothèque Pacha. Pour voir les photos des jeunes disparus
Il n’y avait presque personne, la mer toujours ausi belle mais déserte, pas de circulation, une femme recueillie devant le mémorial où figure le nom des victimes.
A l’origine, Yom Hazikaron était fait pour que tout Israël se souvienne des soldats morts pour défendre le pays. Depuis 2000, c’est aussi un jour du Souvenir pour les victimes du terrorisme. La distinction entre arrière et front devenant ces dernières années de plus en plus ténue.
Et ce soir, grand basculement, la fête. Pourquoi le prix à payer pour avoir le droit de vivre est-il si lourd?
La semaine avant Yom HaShoah, une sorte de tension s’infiltre dans le quotidien israélien. C’est d’abord fugitif. Pessah se termine et le mot Yom HaShoah fait son apparition à la radio tandis que les suppléments des journaux du week-end éclairent un aspect méconnu de l’extermination.
Peu à peu, l’atmosphère s’alourdit, à la télévision, les témoignages de survivants se multiplient.
Hier soir, la cérémonie du souvenir à Yad Vashem a été retransmise par les trois chaînes principales:
Six rescapés ont allumés six torches pour six millions de Juifs.
Ce matin, les enfants sont partis à l’école habillés de bleu et blanc.
A 10 heures aujourd’hui, les sirènes ont retenti dans tout le pays.
J’étais ce matin au coin d’Allenby et de King Georges, en face du Souk HaCarmel à Tel Aviv et voilà ce que j’ai vu:
J’ai pensé aux parents et aux de soeurs de Léon et à Léon qui a eu le courage de sauter du train et de vivre.
J’ai pensé que d’après le Professeur Sergio Della Pergola, sans la Shoa, il y aurait 32 millions de Juifs dans le monde et non pas 13 millions comme actuellement alors que 16.5 millions de Juifs vivaient avant la Guerre.
J’ai pensé aux soeurs Tessler Hanna et Sarah dont j’ai écouté le témoignage bouleversant sur Gaalei Tsahal.
J’ai pensé au fait que sur la demande de l’un de leurs fils qui avaint voulu se faire tatouer le numéro de sa mère pour ne pas oublier, elles ont offert à leurs dix enfants un bracelet en or avec d’un côté le numéro et de l’autre leur nom.
Deuxième, troisième génération, comment faire pour ne pas oublier sans que les Nazis d’hier et les antisémites d’aujourd’hui continuent à nous gâcher la vie et celle de nos enfants.
Je me suis dis que j’étais tellement heureuse de vivre ce Jour du Souvenir de la Shoah en Israël et pas à Genève.
Les arbres pleurent aussi est un magnifique album écrit par Irène Cohen-Janca, illustré par Maurizio A. C Quarello et édité au Rouergue.
Irène Cohen-Janca donne la parole au marronnier dans le jardin de la maison d’Anne Franck à Amsterdam.
Le texte est sobre et poétique, émaillé de citations du Journal d’Anne Franck concernant le marronnier. L’illustration est tout simplement magnifique (notamment une famille prise au piège dans une cage en forme d’étoile juive).
Irène Cohen-Janca a dédicacé son album à Ilan Halimi qui porte le nom d’un arbre et qui a été tué, après 24 jours de tortures, le 13 février 2006, jour de Tou Bishvat, le Nouvel an des arbres. Sa mère Ruth Halimi en collaboration avec Emilie Frèche vient de faire paraître un livre au Seuil 24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi.
Alors que le procès de ses assassins va s’ouvrir le 29 avril et que cette semaine est en Israël sous le signe du Yom Hashoah, ce 21 avril, je dédie à mon tour ce billet à Ilan, à Anne, à Mona, à Hermina et à tous les jeunes gens qui n’ont pu ni vieillir ni donner de bourgeons. Que leur souvenir soit béni.
Demain, c’est le printemps.
Demain, cela va faire 1000 jours que Gilad Shalit est entre les mains du Hamas.
1000 jours sans que la Croix rouge n’ait pu lui rendre visite.
1000 jours dans quelles conditions? Personne n’en sait rien.
La famille de Guilad a installé une tente de protestation devant la résidence du Premier ministre. Des milliers d’Israéliens sont venus leur apporter leur soutien.
En face, une association de victimes du terrorisme a installé une autre tente. Ils protestent parce qu’ils pensent que l’échange d’un, deux, trois ou quatre cent cinquante terroristes avec du sang sur les mains contre un et unique soldat est disproportionné, pour reprendre un terme à la mode dans les médias occidentaux.
Cette semaine, lors d’une rencontre poétique, j’ai rencontré Yaël. Son mari Dov était l’une des quinze victimes dans l’attentat du restaurant Matza à Haïfa le 31 mars 2002. C’était le printemps aussi.
Yaël est allée rendre visite à la tente d’Aviva et de Noam Shalit mais elle comprend le désarroi des victimes.
Rien n’est noir ni blanc. Tous ont raison. Tous ont mal.
Cette semaine, en Israël, on a presque cru que la libération de Guilad Shalit était à portée de main.
Mais non, c’est le printemps et Guilad n’est pas à la maison.
La rencontre se fera sous forme de dialogue avec Esther Orner, écrivaine et amie.
Son dernier livre: Récits grammaticaux et Autres petites histoires.
Myriam 052 448 94 84 Jacqueline 0544 808 580
Bouquet de Coriandre est un recueil de treize nouvelles traversées par les mêmes personnages : le Président d’une petite communauté juive originaire d’Afrique du Nord, sa femme, ses enfants, ses petits-enfants, son gendre, ses amis. L’auteur nous entraîne de la salle à manger à la chambre à coucher, de la salle de bains à la cuisine, là où se jouent les enjeux des relations familiales. Les personnages sont les héros d’un quotidien ponctué par le temps des fêtes de l’année juive et celles du cycle de la vie. Nous sommes témoins des naissances, des mariages et des deuils. Nous entrons dans un monde où un gâteau manqué peut annuler un mariage, où se raser pour la première fois équivaut à couper le cordon ombilical, où écrire un discours peut devenir un acte métaphysique. Un regard intime et humoristique sur la famille du Président et sa communauté. Le ton est très incisif mais toujours chaleureux. Bien que ces personnages, tous attachants, évoluent entre deux cultures, la tension entre tradition et modernité se résout toujours grâce à l’immense tendresse qui les unit. Nous découvrons que c’est dans des détails comme plumer un poulet, débusquer la poussière, préparer un couscous et même choisir un cercueil que la vie prend toute sa mesure. Et que c’est parfois au détour du parfum épicé d’un Bouquet de Coriandre que le matériel et le spirituel s’harmonisent…
Dans mon billet du 5 février 2009 intitulé Grisaille bruxelloise sur la Ville blanche, je faisais état de la déprogrammation d’une exposition sur la « Ville Blanche et le mouvement moderne à Tel Aviv » par le Civa et La Cambre, à Bruxelles.
Depuis, dans un communiqué du 10 février 2009, la Direction et le Conseil pédagogique de l’ISACF La Cambre ont décidé de reprendre le partenariat avec le CIVA en vue de l’organisation de cette exposition. D’autre part, le Civa, en partenariat avec la ville de Tel Aviv et le ministère israélien des Affaires étrangères annonce que l’exposition aura lieu du 31 mars au 31 mai 2009 à l’espace La Cambre-Flagey.
C’est une excellente nouvelle, c’est la victoire de la culture!
Donc, si vous ne pouvez pas venir sur place admirer de visu les bâtiments modernes de Tel Aviv, n’hésitez pas et allez voir l’exposition, un coup de soleil sur Bruxelles!
Aujourd’hui à Tel Aviv, il fait un temps magnifique, la Ville blanche est inondée de soleil. Plus je vis ici, plus j’adore cette ville née en 1909, 100 ans déjà, seulement 100 ans. Tel Aviv est plus vieille que l’Etat d’Israël!
J’adore me promener et découvrir au détour d’une rue, une magnifique façade moderniste. Mon amour pour le Bauhaus vient peut-être du fait que j’ai habité plus de 10 ans au 29 rue Gordon, la Bet Judaikin, construite en 1936, voir la photo.
C’est pourquoi je suis vraiment touchée, suite à la décision de deux institutions culturelles de Bruxelles, de déprogammer une exposition sur la Ville Blanche à Bruxelles.
Au moment où des institutions bruxelloises boycottent la culture israélienne, voir l’article L’hypocrisie ensable Tel Aviv, j’ai pensé utile de rappeler les six sites israéliens qui ont été inscrits sur la liste prestigieuse de l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture qui « encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité ».
Les six sites israéliens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité:
En 2003, la ville Blanche de Tel Aviv a été distinguée, entre autres, parce que:
La ville blanche de Tel Aviv est la synthèse d’une valeur exceptionnelle des diverses tendances du mouvement moderne en matière d’architecture et d’urbanisme au début du XXe siècle. Ces influences ont été adaptées aux conditions culturelles et climatiques du lieu, de même qu’intégrées aux traditions locales.
La ville nouvelle de Tel Aviv est un exemple remarquable d’urbanisme et d’architecture des villes nouvelles du début du XXe siècle, adapté aux exigences d’un contexte culturel et géographique particulier.
L’article qui suit est une traduction du premier billet posté en anglais sur le blog de mon fils.
Le 21 décembre 2008, j’ai créé un flux Twitter pour rendre compte de chaque Qassam qui touchait Israël. L’accueil fut positif dans la communauté Twitter israélienne. En 3 jours, 600 personnes suivaient QassamCount. Le principe simple de QassamCount, faire connaître en temps réel le nombre des Qassams et autres roquettes tirées sur Israël a eu un effet immédiat et a participé aux efforts des relations publiques israéliennes sur Twitter.
Qassamcount a en fait servi de colonne vertébrale factuelle, donnant à d’autres initiatives comme par exemple à HelpUsWin une référence factuelle sur laquelle s’appuyer à propos de l’opération Plomb fondu.
Alors que le flux QassamCount sur Tweeter gagnait en popularité, j’ai pensé qu’il était nécessaire d’atteindre un plus grand public afin d’avoir un impact plus global. A ce moment, j’ai construit avec Arik Fraimovich une application sur Facebook. QassamCount sur Facebook a permis aux utilisateurs de léguer leur statut de profil et de relayer à leurs amis des informations sur les tirs de Qassam sur Israël.
Nous avons lancé l’application le 1er janvier 2009.
Cette croissance n’a fait que s’amplifier et à la date du 20 janvier 2009, on dénombrait 73,000 statuts offerts. Nous estimons que 5 à 10 millions de personnes de 187 pays différents ont lu leur mises à jour de QassamCount.
Les pays les plus actifs sont les USA (44%), Israel (19%), le Canada (6.5%), la France (6.2%), et la Grande-Bretagne (5.9%).
QassamCount est devenue une référence. De nombreuses personnes n’avaient jamais entendu parler des Qassams tirés sur Israël par le Hamas. L’application sur Facebook a réussi à contourner les filtres des médias traditionnels, atteignant un large public et le sensibilisant aux raisons qui ont mené à l’opération militaire israélienne.
Des centaines de blogs ont écrit sur QassamCount. Beaucoup d’articles de presse aussi, ce qui a eu pour effet d’augmenter encore plus la prise de conscience des tirs de Qassams.
Je remercie les 73 000 personnes qui en donnant leur satut, en léguant une partie de leur propriété virtuelle ont sensibilisé des millions de personnes et ont aidé à améliorer l’image d’Israël dans le monde.
Pour moi, QassamCount a été un projet fascinant à mettre en place. J’espère qu’il ne devra plus jamais être utilisé.
Il ya exactement 18 ans dans la nuit du 17 au 18 janvier 1991, les sirènes retentissaient dans les rues d’Israël. Je réveillais mes enfants pour leur enfiler des masques à gaz. Sarah alors avait quatre ans et la chance de porter une combinaison de cosmonaute jaune assez seyante. Dan avait 8 ans et un masque à gaz trop grand et me demandait s’il n’était pas temps de lui faire la piqûre d’atropine. Rien d’étonnant à ce qu’aujourd’hui il compte les Qassams: QassamCount sur Facebook. Il était sûr qu’il n’était pas bien protégé. Il avait lu la brochure qu’on nous avait distribuée sur Comment se préparer à la guerre chimique mais il ne savait pas encore et nous non plus que les symptômes de la peur étaient des symptômes physiques.
A l’époque, le nom de la sirène était le nom d’un serpent, plus précisément de la vipère, SERPENT VIPERE, Nahash Tsefa נחש צפע. A la radio et à la télévison, le code était annoncé par une voix masculine. Aujourd’hui c’est le nom d’une couleur , COULEUR ROUGE, Tseva Adom, צבע אדום et c’est une voix féminine qui annonce les alertes.
En 1991, 39 skuds étaient tirés sur Israël pendant sept semaines.
Dans le hangar 11 du Port de Tel Aviv, aujourd’hui et demain le 12 janvier 2009 de midi à minuit, les commerçants et artisans du Sud du pays vendent leurs marchandises aux habitants de Tel Aviv.
Beaucoup de monde se pressent devant les différents étals pour consommer solidaires.
Fruits de la passion
T-shirts, bougies, bijoux, broches, savons, et bien d’autres choses encore. Tous les produits présentés viennent de la région à portée de Qassams et de roquettes.
Gourmande, comme toujours, j’ai acheté un Cabernet Sauvignon 2006 de Terra Promissa, du chocolat blanc de Kfar Aza, des fromages du kibbutz Be’eri. Et des fruits de la passion, absolument délicieux, qui sont cultivés dans le mochav Tashour par la famille Abrabanel.
Le Moshav Taashour a été fondé en 1953, dans le Néguev entre Netivot et Ofakim, par des olim venant du Maroc. Il doit son nom à un verset biblique Isaïe 41:19
Je placerai dans la campagne aride le cyprès, le platane et le buis
אשים בערבה ברוש, תדהר ותאשור יחדיו
Les Fruits de la passion Passiflora edulis, פסיפלורה sont aussi appelés grenadilles. Ceux que nous avons achetés ont un teint violacé à l’extérieur et des grains bien jaunes à l’intérieur. On coupe le fruit en deux dans le sens de la largeur, on le déguste à l’aide d’une petite cuillère. La consistance est surprenante, des graines un peu visqueuses, mais le goût est divin et le fruit a de grandes qualités sédatives. Tout ce qu’il faut en ce moment!
Tout à fait par hasard le billet d’aujourd’hui de Sarah s’intitule Passion, cela n’a rien à voir puisqu’il s’agit d’une superbe animation sur le thème du tango…
Aujourd’hui, nous sommes le 6 janvier, c’est l’Epiphanie.
Aujourd’hui, d’après le calendrier hébraïque nous sommes le 10 Teveth, c’est un jeûne en souvenir du début de l’offensive de Nabuchodonosor sur Jérusalem qui allait amener à la destruction du Temple de Salomon et à l’exil du peuple juif en Babylonie (au VIème siècle avant notre ère). Ecoutez la chanson de Bob Marley inspiré du Psaume 137.
Aujourd’hui, les roquettes continuent à tomber.
Mais aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Sarah, ma princesse, princesse est la signification du mot Sarah, שרה, en hébreu.
Et je ne laisserai rien m’empêcher de fêter ce jour avec ma grande fille de 22 ans, ma blogueuse préférée.
Sarah a un blog, en anglais, sur l’art à Tel Aviv intitulé OH-SO-ARTY avec de superbes photos et un regard très frais sur Tel Aviv. Hier, elle a écrit un billet Peace of art.
Je me permets de traduire quelques passages:
« L’année en Israël commence sur une note difficile. A cause de la guerre, l’atmosphère est très calme. Il semble que chaque personne que vous rencontrez à Tel Aviv connait quelqu’un qui est touché par cette guerre. J’ai moi-même des amis à l’armée qui combattent et je n’arrive pas à cesser d’imaginer ce qu’ils ressentent, à quel point eux et leurs familles doivent avoir peur. Malgré tout, la vie continue à Tel Aviv, la ville qui ne dort jamais. C’est une drôle d’impression…
…Je me pose exactement les mêmes questions à propos de mon blog. Dois-je parler de la guerre ou dois-je continuer à écrire sur des sujets artistiques et ignorer la réalité.
… Il semble que beaucoup d’autres blogueursisraéliens ont abordé ce sujet cette semaine.
Alors aujourd’hui, j’ai décidé d’illustrer mon article avec des créations artistiques qui donnent un message d’espoir et de paix et que vous pouvez voir dans les rues de Tel Aviv. »
Pour voir les autres photos sur le blog OH-SO-ARTY, cliquez ici
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