Niggoun, un poème en partage

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Dans le cadre de ma rubrique Poème en partage , voici pour commencer l’année civile 2011, grâce à Esther Orner qui en est la traductrice de l’hébreu au français, le poème en ouverture du nouveau recueil de la poétesse israélienne, Haya Ester, NIGGOUN.

Le Niggoun est un chant hassidique, une mélodie psalmodiée qui s’élève petit à petit avec intensité vers Dieu

I – PROPHÉTIE

Je suis sortie de là
je chante le gouffre d’en haut
je m’inscris dans le mouvement des galaxies
éclairée par les esprits supérieurs
mon gouffre s’entrouvre
je crée propulsée vers les mondes de l’au-delà
d’un désir ardent
d’une course folle
va-et-vient
folie furieuse
je hurle :
restons dans le Tohu
c’est rien
inondéebrûléegomméedansuntourbillonchaotique
éclater
ramener de là
grandeur
et force
et l’effroyable
dans la tempête des cieux
cri de vie
(Serapha)

Haya Ester est née à Jérusalem dans une famille orthodoxe. 
Professeur de Bible, elle est peintre, poète et auteur de nouvelles. Elle a exposé ses peintures en Israël et à l’étranger. Elle a publié une dizaine de livres dont plusieurs ont été primés. Un recueil de poèmes traduits en français Dans le secret des odeurs a été publié aux éditions Caractères en 2002 et des nouvelles Le bain rituel chez le même éditeur en 2007.

Le 12 janvier 2011, elle  signera son troisième livre publié en français Niggoun dans la traduction de Esther Orner. A cette occasion elle présentera également des Calligraphies originales à la Galerie  des Editions Caractères, 7 rue de l’Arbalète dans le cinquième arrondissement à Paris entre 18 h et 20h30

©Haya Ester

     

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