Tel Aviv, en marchant, en écrivant

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Depuis mon retour à Tel Aviv, je marche. Pour me promener. Pour me rendre au travail. Je marche quand il fait chaud, je marche quand il pleut. Je regarde ce qui m’entoure, en haut, en bas, devant moi, en moi.  En marchant, je remarque un graffiti, un grenadier, un bougainvillée fushia, une verrière Bauhaus. Un bâtiment disparait, un autre s’élève. Je croise un nouveau sourire. J’essaie de ne pas prendre deux fois la même route.

La marche libère la pensée et c’est en marchant que mon nouveau projet a germé:

Parcourir toutes les rues de Tel Aviv.

Tracer sur une carte mon parcours.

Après chaque marche, écrire.

C’est ma résolution de l’année 5774: je m’engage à marcher dans toutes les rues de Tel Aviv. La limite Nord étant le Yarkon. La limite ouest, la mer et le erouv. A l’est, l’Ayalon et au sud, la limite entre Yaffo et Bat Yam.

Une fois une rue parcourue, je la noircirai sur la carte que j’ai accolé à la porte d’entrée de la maison, côté intérieur bien sûr.  Et je prendrai la carte en photo. Ou bien j’utiliserai Google Maps. Le projet évoluera au cours de la marche, au cours de l’écriture.

J’aurais aimé passer deux fois dans la même rue et le signaler parce que je suis convaincue, que d’un trottoir à l’autre, l’expérience sera différente mais ce serait trop difficile à rendre sur la carte. Je me contenterai donc d’un seul passage.

En marchant, je vois le ciel, les gens, les maisons, en haut, en bas, sur les côtés, l’espace. Le dénivelé infini des pavés. Pour reprendre l’expression de Walter Benjamin, je vais m’adonner à une écriture flâneuse. 

Shana tova! Une année en marche!

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