Yom HaZikaron

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De Yom Hashoah à Yom HaZikaron, il fait triste en Israël. Des jours terribles. Hier soir à la télé, il y avait un reportage sur ces parents qui ont perdu leur fils, des orphelins d’enfants (il n’y a pas de mot pour décrire un tel état) et qui vivent désormais littéralement au cimetière, passant leur temps assis près de la tombe de leur fils, allumant des bougies, arrachant une fleur fanée, incapables de reprendre le fil de leur vie.

Pour la sirène de Yom Hazikaron יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל ולנפגעי פעולות האיבה à 11h00 ce matin, j’étais près du Dolphinarium où le 1 juin 2001, 21 adolescents sont morts dans un attentat-suicide devant la discothèque Pacha. Pour voir les photos des jeunes disparus

Il n’y avait presque personne, la mer toujours ausi belle mais déserte, pas de circulation, une femme recueillie devant le mémorial où figure le nom des victimes.

A l’origine, Yom Hazikaron était fait pour que tout Israël se souvienne des soldats morts pour défendre le pays. Depuis 2000, c’est aussi un jour du Souvenir pour les victimes du terrorisme. La distinction entre arrière et front devenant ces dernières années de plus en plus ténue.

Et ce soir, grand basculement, la fête. Pourquoi le prix à payer pour avoir le droit de vivre est-il si lourd?