Rachid Taha, la musique contre l’intolérance

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Rachid Taha a fait connaître la musique algérienne en France. Originaire de la région d’Oran où il va être enterré, il est arrivé en France à l’âge de dix ans où il a passé toute sa vie, à Lyon puis Paris. En 1981, il forme le groupe Carte de séjour, le premier à intégrer musique traditionnelle algérienne et rock, pionnier du rock’n’raï.

Il est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 59 ans dans la nuit du 11 au 12 septembre 2018. Rachid Taha était connu grâce à sa musique et son sens de la fête et aussi parce qu’il a donné, grâce au raï, une voix à cette génération d’enfants immigrés nés en France.

J’ai posté cet interview  de Rachid Taha où il s’élève contre l’antisémitisme qui a été partagé des centaines de fois.  Le raï, c’est le contraire de l’intolérance, disait-il. Une voix et une voie qui vont nous manquer. Qu’il repose en paix.

 

En 1986, avec le groupe Carte de séjour, une reprise de Douce France de Charles Trenet.

En 1997,  Ya Rayah, Toi qui t’en vas, une reprise d’une chanson de Dahmane El Harrachi, une chanson qui mélange chaÂbi, genre qui dérive de la musique arabo-andalouse et pop.

En 2008, il reprend en arabe la chanson des Clash, Rock the Casbah